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Magazine - Spiritualité

La demeure du goût spirituel

 

jardin d'une mosquée

Le goût (al-dhawq) est l'appréciation par le sens intérieur et extérieur de ce qui est convenable et de ce qui est incompatible. Mais il faut noter que ce terme n'est pas entendu au sens gustatif dans la langue du Coran et celle des arabes.

 

Il est rapporté dans les recueils de hadiths authentiques que le Prophète (que la paix et la bénédiction soit sur lui) a dit :

"Goûte à la nourriture de la foi celui qui agrée Dieu comme Seigneur, l'Islam comme religion et Mohammed comme messager."

Il a donc indiqué que la foi a une saveur et que le coeur la goûte comme la bouche goûte la nourriture et la boisson.

 

L'auteur des Manâzil écrit: Le goût spirituel comporte trois degrés : le premier degré, c'est le goût de l'aquiescement qui a la saveur de la promesse (divine), que n'aliène aucune opinion hésitante, que ne coupe aucune aucun espoir et n'empêche aucun souhait. Autrement dit, celui qui goûte la saveur de la promesse n'est retenu par rien ,dans sa sincérité de sa recherche, qui aliènerait sa détermination et son sérieux.

Dieu - qu'Il soit exalté - a dénié la croyance à celui qui prétend la posséder sans l'avoir goûté réellement. Il a dit: "Les arabes bédouins disent : Nous croyons! Dis : Vous ne croyez pas, mais dites plutôt : Nous nous soumettons ... La foi n'est pas entrée dans votre coeur " (Coran XLIX, 14) Cependant Dieu - qu'Il soit glorifié et exalté - leur a promis du fait de leur obéissance de ne priver leurs oeuvres d'aucune rétribution.

Ensuite Dieu a mentionné les croyants qui ont goûté la foi et qui ont cru en Lui et en Ses messsagers. Ce sont qui n'ont pas douté au sujet de leur croyance car la douceur de la foi a touché leur coeur. De même, les espoirs et les souhaits ne peuvent empêcher le coeur qui a goûté à la foi de poursuivre son cheminement vers son but. Comment d'ailleurs un homme qui jouit d'un esprit sain et qui possède une bonne connaissance peut-il être retenu par un vain espoir dans un monde éphémère contre une félicité éternelle.

"Dieu a promis aux croyants et aux croyantes des Jardins où coulent des ruisseaux. Ils y demeureront immortels. Il leur a promis d'excellentes demeures situées dans les Jardins d'Eden. La satisfaction de Dieu est préférable. Voilà le bonheur sans limites! " (Coran IX, 72)

 

Le deuxième degré, c'est le goût de la volonté que n'accriche aucune préoccupation, n'affecte aucun accident et ne trouble aucune dispersion. La volonté qualifie ici l'état de l'aspirant dans la voie. Elle lui a permis de goûter à la saveur de la familiarité. Il s'accroche à cette familiarité avec Dieu, celle ci étant plus élevée que la sérénité de l'espérance du dévôt par rapport aux félicités du paradis. Il faut savoir à ce propos que la familiarité de Dieu est un état spirituel fort qui relève des stations de la perfection et de l'excellence et qui se renforce grâce à trois choses : la continuité du dhikr (mention de Dieu), la sincérité de l'amour et de le fait d'exceller dans les oeuvres.

 

Enfin le dernier degré concerne les plus rapprochés : "Nous nous nourrissions pour plaire à Dieu Seul; nous n'attendions de vous ni récompense, ni gratitude" (Coran LXXVI,9). Il est dit aussi "Ne repousse pas ceux qui prient matin et soir leur Seigneur et qui recherchent Sa Face..." (Coran VI, 52) ainsi que "  Nul ne sera récompensé auprès de Lui, par un bienfait,  sinon celui qui aura uniquement recherché la Face de son Seigneur le Très-Haut" (Coran XCII, 19-20)

 

Cette dernière notion se rapporte au coeur et à l"énergie spirituelle qui se concentrent sur Dieu, par la présence à Lui dans l'état de familiarité, à l'abri de la déconcentration et de la dispersion des idées. En cela, la dispersion est l'un des plus grans facteurs qui troublent le coeur, car elle élimine la transparence générée par l'islam, la foi et l'excellence.

 

Ibn Qayyim Al-Jawziyya dans Les Sentiers Des Itinérants

crédit photo

 
Les Hikam d'Abou Madayan al Ghawth PDF Imprimer Envoyer
Fiche de Lecture - Fiche de Lecture

Sagesse céleste: commentaires des Hikam par Cheikh al 'Alawi (Editions La Caravane)

Titre original:  Al-Mawâdd al-ghaythiyya an-nâshi’a ‘an al-hikam al-ghawthiyya « Les substances célestes extraites des aphorismes de sagesse de l’intercesseur divin ».

 

alt

Les Mawâdd al-ghaythiyya an-nâshi’a ‘an al-hikam al-ghawthiyya sont l’œuvre la plus volumineuse du cheikh al-‘Alawî et constituent un authentique traité de soufisme contemporain à destination de ses disciples et, plus généralement, des adeptes de cette tarîqa d’origine shâdhilî. Cet ouvrage est un commentaire des hikam de Sîdî Abû Madyan (mort en 594/1198), le célèbre soufi originaire de Séville et enterré à proximité de Tlemcen, en Algérie.

Sîdî Abû Madyan «  ghawth »

Son nom complet est Shu’ayb Ibn Ahmad Ibn Ja’far Ibn Shu’ayb et son surnom Abû Madyan, en référence à son fils Madyan. Il est connu par la postérité comme le « Protecteur » ou l’ « Intercesseur divin », al-ghawth[1]. Il a passé son enfance en Andalousie où il est né vers 520/1126. Puis il partit étudier les sciences religieuses à Fèz, où il demeura jusqu’à avoir acquis les connaissances nécessaires. Lorsqu’il eut terminé son acquisition de la science extérieure, il commença à chercher ce qu’il y a au delà, c’est-à-dire la purification de l’intérieur et la connaissance des réalités spirituelles, ce qu’il fit auprès des gens de la voie, notamment auprès de Sîdî Abû Ya’za al-Maghribî dont il devint le disciple. A la Mecque, il rencontra le cheikh ‘Abd al-Qâdir al-Jîlânî qu’il fréquenta alors, apprenant grâce à lui de nombreux hadiths dans l’enceinte même de la Mecque. Le cheikh ‘Abd al-Qâdir lui transmis la khirqa du soufisme[2]. Lorsqu’il revint du pèlerinage et de ses pérégrinations, il s’installa à Bedjaia (Bougie). Il eut de nombreux disciples dans la plupart des régions du pays. En effet, il aurait formé près de 300 connaissants, sans compter les hommes vertueux. Il disait au cours de ses réunions spirituelles : « Le véritable maître, c’est celui qui te forme par sa façon d’être, t’éduque par son simple silence, et dont l’illumination éclaire ton intérieur ». Sîdî Abû Madyan al-ghawth mourut en 594/1198 âgé de plus de 70 ans, dans les environs de Tlemcen en Algérie, ville dont il demeure le patron. Il n’a pas laissé de traité à proprement parler, mais des recueils de sentences (hikam), dont son dîwân traduit par Dermenghem.

 

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Garde-toi du désespoir - Sagesse d'Ibn Ata Allah PDF Imprimer Envoyer
Magazine - Sagesses d'Ibn 'Atâ Allah

 

altGarde-toi du désespoir si,

en dépit de tes intenses supplications,

Il tarde à t’exaucer.

Il a certes promis de t’exaucer,

mais en ce qu’Il a choisi pour toi,

non en ce que tu choisis pour toi-même,

Au temps voulu par Lui,

et non au temps que tu aurais voulu.

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La patience PDF Imprimer Envoyer
Magazine - Spiritualité

altLa patience : ses vertus et ses mérites

Allah – exalté soit-Il – dit : «  Nous vous éprouverons quelque peu par la faim, la peur, la perte de vos biens et de vos récoltes et dans vos personnes ; et annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont constants. Ceux qui lorsqu’un drame s’abat sur eux disent : nous appartenons à Allah et c’est cers Lui que nous retournerons. Ceux-là, les bénédictions et la Miséricorde d’Allah se répandent sur eux et ils sont les biens guidés » (Al Baqara 155 à 157)

D’après Abou Horeira – qu’Allah l’agrée – le Prophète (bénédictions et salut sur lui) a dit : « Celui à qui Allah veut du bien, Il le met à l’épreuve. » (rapporté par Al Boukhari)

D’après Abou Horeira – qu’Allah l’agrée – le Prophète (bénédictions et salut sur lui) a dit aussi : « Les malheurs ne cesseront d’atteindre le croyant et la croyante dans leur personne, leurs enfants et leurs biens, jusqu’à ce qu’ils rencontrent Allah absous de tout péché. » (rapporté par Thirmidi)

et aussi «  Tout ce qui afflige le musulman qu’il s’agisse de fatigue, de maladie, de soucis, d’affliction, de préjudice et de peines , y compris, l’épine qui le blesse seront autant de raisons pour qu’Allah efface ses péchés. »

 

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Les œuvres et leur degrés (ibn ‘Ajibah) PDF Imprimer Envoyer
Islam & Soufisme - Al-Islam

altPar Ahmad Ibn 'Ajibah al Hassani dans son Iqâdh Al-Himam fî Sharh Al-Hikam:

La science du Tasawwuf résultant des actes corrects et étant le fruit des purs états spirituels (Ahwâl) « celui qui agit avec conformité avec ce qu’il sait sera bénit par Allah avec une science qu’il ne connait pas ». Il (Ibn Atta Allah) a donc commencé sa discussion (dans ses Hikam) par le sujet des œuvres (a'mal). Il a donc dit : Le signe que tu comptes sur tes propres œuvres est ton manque d’espoir (Rajâ') lors d'un faux-pas.

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Activités de la VoieHymnes à la beauté : Manifestations en Islam

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Samedi, 28 Janvier 2012  
4. Rabi-ul-Awwal 1433

Citations : Saveurs des mots

  Abraham dit à son père et à son peuple : «Je désavoue totalement ce que vous adorez, à l\'exception de Celui qui m\'a créé, car c\'est Lui en vérité qui me guidera».

Coran 43, 26-27 ...

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Tariqa Qadiriya Boutchichiya

L’histoire de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiya

 C’est à travers une longue succession d’éducateurs spirituels que la Tariqa al Qadiriyya s’est développée au Maroc. Plusieurs gnostiques vont à travers les siècles revivifier la tariqa al Qadiriyya qui va successivement adopter leur nom.

 Le premier d’entre eux est Abû’l-Hassan al-Shadili, disciple de ‘Abd al Salam Ibn Mashish dont l’enseignement remonte à Sidi Bû Madyan. Il est né près de Ceuta en 593/1193. L’influence de sa tariqa, connue sous le nom de Shadiliyya, s’est étendue de l’Afrique du Nord jusqu’au Hidjaz. Son enseignement soufi, essentiellement sunnite, s’inspirait de Jûnayd. Son deuxième successeur, Ibn ‘Atta Allah d’Alexandrie (mort en 709/1510) est l’auteur du fameux petit recueil de sagesses, les Hikam.

 

Testament spirituel de Sidi Hajj Abbas

" De la part du serviteur, humble devant son Seigneur, le pauvre, le démuni, al Hajj al Abbas al Qadiri al Boutchichi, à ses enfants et ses frères en Dieu. Vous savez que j'aime le silence et que ma nature discrète m'incite à ne pas beaucoup parler.

  

Il n'en reste pas moins que vous vous posez un certain nombre de questions, qui méritent un complément de conseils et d'explications, à propos de cette responsabilité que la providence divine m'a confiée voici quelques années.

  

Mes enfants, mes frères en Dieu:

 

Vous avez dû comprendre, à travers nos précédentes discussions, que la voie soufie que suivent nos ancêtres depuis un siècle et demi est la voie qadiria, qui est une grâce parmi les grâces du connaissant de Dieu, l'éduqué avec le secret divin, celui qui bénéficie de l'assistance du prophète paix et salut sur lui, celui qui est notre grand père le plus élevé, notre maître Abd el Qadir al Jilani, que Dieu nous fasse bénéficier de sa grâce.

 

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