| Le Repentir |
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| Islam & Soufisme - Al-Ihssan | |||
Anas Bnou Malik rapporte qu’il avait entendu le prophète (paix et salut sur lui) dire : « Celui qui se repent de son péché est semblable à celui qui n’a pas péché, et si dieu aime un serviteur, aucune transgression ne lui serait nuisible. Puis il récitât : « Dieu aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient » (2, 222). Une personne lui demanda : Ô messager d’Allah, quel est le signe du repentir ? Il répondit : « le regret ».
D’après Anas Bnou Malik, le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « il n y a pas une chose plus préférable pour dieu qu’un jeune qui se repent ». Le repentir (Attaouba) est la première station dans le cheminement vers dieu le très haut. Il s’agit du regret de ce qui a été commis comme acte qui enfreint les lois divines. Les juristes de l’Islam ont mis en place trois conditions pour que le repentir soit agréé : regretter les actes commis, renoncer immédiatement au péché et d’avoir la détermination de ne pas refaire ces mêmes actes. Le premier signe du repentir, est l’éveil du cœur du serviteur de son sommeil d’ignorance et d’avoir conscience de son mauvais état. Le cœur de l’homme est le lieu de dépôt des secrets de dieu, tant qu’il y ait de la lumière, il continue d’envoyer des messages pour ramener le serviteur au droit chemin. Il a été dit « dans le cœur de chaque musulman, il y a un prédicateur de dieu » Si le serviteur commence à écouter son cœur et réfléchir sur ce qu’il commet comme actes, il surgirait dans son for intérieur la volonté de se repentir. C’est ainsi qu’il verra grandir dans sa poitrine la peur et l’espérance, ce qui va l’amener à délaisser ses mauvaises actions et freiner ses désirs et noue la volonté de ne jamais tomber dans le péché. Al Junaid disait : le repentir se divise en trois étapes. La première est le regret, la seconde est la résolution de ne jamais refaire ce que dieu a interdit et la troisième est de chercher à répandre l’équité auprès des gens. On demanda à Dhu Nun al masri ce que c’est le repentir, il répondit : le commun des musulmans se repent des péchés, et l’élite se repent de l’ignorance. Abu Al Hussein Ennouri disait : le repentir consiste à se repentir de tout ce qui n’est pas dieu. Pour Abdullah Tamimi, il y a trois catégories de gens dans la station du repentir. Il disait : il y a une grande différence entre celui qui se repent des péchés, celui qui se repent de l’ignorance et celui qui se repent de la vision des bonnes actions. Dhu Nun Disait concernant l’essence du repentir : la réalité du repentir est de sentir le rétrécissement de la terre malgré sa largeur, jusqu’à ne plus y trouver de confort, puis le rétrécissement de ton âme, comme ce qui a été dit dans le Coran : « toute vaste qu'elle fût, la terre leur paraissait exiguë; ils se sentaient à l'étroit, dans leur propre personne et ils pensaient qu'il n'y avait d'autre refuge de Dieu qu'auprès de Lui » (9, 118). Abu Hafs disait : le serviteur n’a pas de mérite dans le repentir, parce qu’il s’agit d’une faveur de dieu envers lui et non l’inverse. C’est ainsi qu’un homme demanda à Rabi’a Al ‘Adaouiya : si je me repens à dieu, est ce qu’il va m’accepter ? elle répondit : non, mais s’il t’accepte, tu te repentirais. On raconte qu’Ali Ibn ‘Issa le ministre montait sur monture dans un cortège grandiose. Vu ainsi, les gens commençaient à dire qui c’est cet homme ? Qui c’est cet homme ? Une femme, alors debout sur le bord de la route, a dit jusqu’à quand vous allez vous demander qui c’est ? Ce n’est qu’un serviteur déchu chez dieu, alors il lui a affligé le sort que vous voyez. Quand Ibn ‘Issa l’entendit, il rentra chez lui, abandonna ses fonctions et partit à la Mecque pour y rester jusqu’à sa mort.
Extrait du livre: "Rissala Quchayriyya"
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| Sidi Boumediene Qadiri Boutchich |
Sidi Boumediene Qadiri Boutchich (1873-1955), fils de sidi al-Menwar, fils de sidi Mokhtar Qadiri Boutchich le Grand ou le Second (m. vers 1852), cousin germain de sidi Mokhtar Qadiri Boutchich (1853-1914), troisième du nom, est né au lieu dit Tarharabt, dans la zone de Taghjirt, au nord-est du Maroc, à proximité de la frontière algérienne.
Il a fait sa scolarité à Madagh et y a pris l’enseignement Qadiri des mains de son cousin, Sidi Mokhtar le troisième, dans le courant des années 1900. Il était à ses côtés en 1907, dans la résistance contre la pénétration de l’armée française dirigée par le maréchal Lyautey. C’est auprès de Sidi Hamza al Qâdiri al Boutchichi, cheikh actuel de la tarîqa, qu’il faut recueillir les prémices de sa quête : |
Il n'en reste pas moins que vous vous posez un certain nombre de questions, qui méritent un complément de conseils et d'explications, à propos de cette responsabilité que la providence divine m'a confiée voici quelques années.
Mes enfants, mes frères en Dieu:
Vous avez dû comprendre, à travers nos précédentes discussions, que la voie soufie que suivent nos ancêtres depuis un siècle et demi est la voie qadiria, qui est une grâce parmi les grâces du connaissant de Dieu, l'éduqué avec le secret divin, celui qui bénéficie de l'assistance du prophète paix et salut sur lui, celui qui est notre grand père le plus élevé, notre maître Abd el Qadir al Jilani, que Dieu nous fasse bénéficier de sa grâce.
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