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<title>Soufisme Vivant : Coeur de l&amp;#039;islam</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com</link>
<description>Fil d'actualit&eacute;s Saveurs Soufies</description>
<language>fr</language>

<item>
<title>L'humilit&eacute;</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=164</link>
<description>L’humilit&eacute; est la vertu, la qualit&eacute; noble qui s’oppose &agrave; l’orgueil, la suffisance. C’est commun&eacute;ment le fait d’adopter une attitude bienveillante envers les croyants en pr&eacute;f&eacute;rant l’autre &agrave; soi-m&ecirc;me, en servant ses fr&egrave;res, en se montrant attentionn&eacute; &agrave; leur &eacute;gard, en s’abstenant de m&eacute;priser qui que ce soit et en acceptant le bon conseil. Tout cela participe des traits de comportement qui sont des actes d’ob&eacute;issance &agrave; Dieu dans la mesure o&ugrave; Il nous a interdit d’&ecirc;tre orgueilleux et vaniteux. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Dieu nous a en effet recommand&eacute; d’&ecirc;tre modeste et humble envers les croyants mais aussi dans la mesure du possible envers tous les &ecirc;tres. Il dit en effet dans Son livre sacr&eacute; : &laquo; Les serviteurs du Mis&eacute;ricordieux sont ceux qui marchent humblement sur la terre et qui disent paix aux ignorants qui s’adressent &agrave; eux &raquo;. Il dit aussi : &laquo; Et ne d&eacute;tourne pas ton visage des hommes et ne foule pas la terre avec arrogance car Allah n’aime pas le pr&eacute;somptueux plein de gloriole&raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Proph&egrave;te est, par son comportement, le meilleur exemple d’humilit&eacute; pour le musulman. Dieu dit d’ailleurs &agrave; ce sujet en s’adressant au proph&egrave;te dans le Coran : &laquo; Sois modeste et doux avec ceux des croyants qui t’ont suivi &raquo;. De m&ecirc;me Al-Aswad Ibn Yazid rapporte : &laquo; On demanda une fois &agrave; A&iuml;sha -que Dieu l’agr&eacute;e-ce que faisait le Proph&egrave;te &agrave; la maison. Elle dit : &laquo; Il servait sa famille et quand venait l’heure de la pri&egrave;re, il sortait &agrave; la mosqu&eacute;e &raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Mais la v&eacute;ritable humilit&eacute; n’est pas le r&eacute;sultat d’une prise de position mentale ou &eacute;thique. C’est un don divin, un &eacute;tat spirituel subtil qui est le fait d’un &eacute;veil int&eacute;rieur et qui d&eacute;passe la raison. En effet, Dieu peut tr&egrave;s bien nous inspirer le sentiment d’humilit&eacute; &agrave; son &eacute;gard par l’interm&eacute;diaire des actes d’adoration que nous lui adressons comme il peut le faire en nous faisant commettre des p&ecirc;ch&eacute;s ou en nous soumettant &agrave; des &eacute;preuves. Ibn ‘Ata Allah Al-Isklandari a dit  &agrave; ce sujet : &laquo; Celui qui pr&eacute;tend &ecirc;tre humble est en r&eacute;alit&eacute; orgueilleux. En effet, ne peut s’abaisser que l’homme au rang &eacute;lev&eacute;. Or, si tu pr&eacute;tends avoir un rang &eacute;lev&eacute; c’est que tu es orgueilleux &raquo;. Il dit aussi : &laquo; Un acte de d&eacute;sob&eacute;issance qui inspire l’humilit&eacute; et le sentiment d’avoir besoin de Dieu est pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; un acte d’ob&eacute;issance qui engendre l’outrecuidance et l’orgueil.&raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour obtenir le succ&egrave;s sur le chemin de Dieu, le croyant doit ainsi s’efforcer d’atteindre cet &eacute;tat d’humilit&eacute; par la contrainte constante de son ego. Ceci implique le rejet de tout ce qui inspire la satisfaction de soi et de tout ce qui vise &agrave; se valoriser vis-&agrave;-vis des autres. Le fait d’&eacute;viter ce qui proc&egrave;de de l’avidit&eacute; ou de la volont&eacute; d’acqu&eacute;rir des biens de ce bas monde participe &eacute;galement de l’effort que l’on doit faire sur soi-m&ecirc;me pour contraindre son ego et garder le sentiment du besoin extr&ecirc;me de Dieu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le service de ses fr&egrave;res en Dieu compte parmi les traitements les plus efficaces en vue de l’acquisition de cette vertu noble qu’est l’humilit&eacute;. Al-Muhassibi dit d’ailleurs &agrave; ce sujet : &laquo; Servir l’autre est la plus difficile des formes de d&eacute;votion et celle qui contient la plus importante part d’humilit&eacute;. Si l’homme se fait humble pour Allah et qu’il devient utile aux autres, il s’abaisse pour les autres et devient utile par Lui &raquo;. &lt;br&gt;Sur un plan plus int&eacute;rieur, la v&eacute;n&eacute;ration de ses fr&egrave;res en Dieu, qui consiste &agrave; les grandir &agrave; ses yeux tout en se consid&eacute;rant comme le dernier, constitue &eacute;galement un moyen d’acquisition efficace de l’humilit&eacute;. Un soufi a dit : &laquo; l’humilit&eacute; c’est placer sa fiert&eacute; dans le fait d’&ecirc;tre peu de choses, embrasser la condition mis&eacute;rable et porter les fardeaux de ses coreligionnaires&raquo;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Sur ce point, Muhassibi ajoute : &laquo; Nul &ecirc;tre n’est petit aux yeux de celui qui voit la grandeur d’Allah en toute chose &raquo;. Quant &agrave; Ibn ‘Ata Allah Al-Iskandari, il compl&egrave;te cet aspect des choses par deux de ses sagesses : &laquo; Aucune demande n’est plus forte que la conscience de ton besoin urgent de Dieu, et rien ne te procurera les faveurs divines plus rapidement que l’humilit&eacute; et le sentiment de ton indigence &agrave; l’&eacute;gard de Dieu &raquo; et &laquo; l’humilit&eacute; v&eacute;ritable est celle de celui qui, s’&eacute;tant humili&eacute;, se sent m&eacute;rit&eacute; un rang encore inf&eacute;rieur &raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Enfin la perfection de l’humilit&eacute; est celle atteinte par les Connaissants, ceux qui sont entr&eacute;s dans la pr&eacute;sence divine et qui ont acc&eacute;d&eacute; &agrave; son intimit&eacute;. C’est en effet  de la contemplation de la grandeur divine que na&icirc;t la v&eacute;ritable humilit&eacute;, celle &agrave; laquelle Dieu accorde son agr&eacute;ment absolu.&lt;br&gt;&lt;br&gt; L’humilit&eacute; proc&egrave;de donc de la connaissance divine, comme le dit le saint : &laquo; L’important est de chercher la face de Dieu, de demander la droiture et la connaissance divine qui n’a pas de prix. Or la vraie connaissance ne s’obtient qu’avec l’humilit&eacute;. La d&eacute;marche pour s’en approcher est semblable &agrave; celle d’une personne qui veut boire l’eau d’un ruisseau. Elle devra se baisser  pour boire. L’eau est toujours situ&eacute;e dans le lieu le plus bas. Il nous faut &ecirc;tre comme l’eau &raquo;.&lt;br&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Les Noces avec l'Eternit&eacute;</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=163</link>
<description>&lt;i&gt;Par Mevlana Jallaludin Rumi&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;center&gt;Notre mort c'est nos noces avec l'Eternit&eacute;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quel est son secret ? &laquo; Dieu est un &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le soleil se divise en passant par les ouvertures de la maison&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quand les ouvertures sont ferm&eacute;es la multiplicit&eacute; dispara&icirc;t&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette multiplicit&eacute; existe aussi dans les grappes :&lt;br&gt;&lt;br&gt;Elle ne se trouve plus dans le suc qui sourd du raisin.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour celui qui est vivant dans la lumi&egrave;re de Dieu,&lt;br&gt;&lt;br&gt;La mort de cette &acirc;me charnelle est un bienfait&lt;br&gt;&lt;br&gt;A son sujet ne dit ni mal, ni bien,&lt;br&gt;&lt;br&gt;Car il est pass&eacute; au dessus du bien et du mal.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Attache tes regards sur Dieu, et ne parle pas de ce qui est invisible,&lt;br&gt;&lt;br&gt;Afin que dans ton regard Il mette un autre regard.&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est la vision des yeux corporels qui constitue cette vision&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour laquelle n'existe aucune chose invisible et secr&egrave;te.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Mais quand le regard est tourn&eacute; vers la lumi&egrave;re de Dieu,&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sous une telle lumi&egrave;re quelle chose pourrait bien &ecirc;tre cach&eacute;e ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Bien que toutes les lumi&egrave;res &eacute;manent de la lumi&egrave;re divine&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ne nomme pas toutes ces lumi&egrave;res &laquo; lumi&egrave;re de Dieu &raquo; &lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est la lumi&egrave;re &eacute;ternelle qui est la lumi&egrave;re de Dieu ;&lt;br&gt;&lt;br&gt;La lumi&egrave;re &eacute;ph&eacute;m&egrave;re est l'attribut de la cr&eacute;ature et de la chair.&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est la lumi&egrave;re infernale qui luit dans les yeux des cr&eacute;atures&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sauf pour celles dont c'est Dieu m&ecirc;me qui oignit les yeux de khol&lt;br&gt;&lt;br&gt;Son feu est devenu lumi&egrave;re pour Son ami Abraham&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les yeux de l'intelligence sont ignorants comme les yeux de l'&acirc;ne&lt;br&gt;&lt;br&gt;O Dieu, qui conf&egrave;re le don de la vision!&lt;br&gt;&lt;br&gt;L'oiseau de la vision s'envole vers toi avec l'oeil du d&eacute;sir !&lt;/center&gt;&lt;br&gt;</description>
</item>

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<title>De la puret&eacute; d'intention et du d&eacute;sint&eacute;ressement...</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=162</link>
<description>&lt;i&gt;Extrait du Kitab al Adhkar de l'imam an Nawawi&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dieu — exalt&eacute; soit-Il — a dit :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;On leur avait seulement ordonn&eacute; d'adorer Dieu en vrais croyants qui Lui rendent un culte pur. (Cor. 98, 5).&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il a dit &eacute;galement :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Ni leur chair, ni leur sang ne vous vaudront (la Faveur) de Dieu (litt : n'atteindront Dieu) ; mais votre crainte r&eacute;v&eacute;rentielle vous vaudra Sa Faveur. (Cor. 22, 37).&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ibn 'Abb&acirc;s — que Dieu soit satisfait de lui — explique ainsi ce dernier verset : mais ce sont vos intentions qui vous vaudront Ses Faveurs (litt : qui L'atteindront).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Notre ma&icirc;tre, l'im&acirc;m, le traditionniste ab&ucirc; al-Baq&acirc;' Kh&acirc;lid b. Y&ucirc;ssuf nous a rapport&eacute; un had&icirc;th dont la cha&icirc;ne de transmetteurs remonte jusqu'&agrave; 'Umar b. al-Khatt&acirc;b — que Dieu soit satisfait de lui — et dont voici la teneur :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;L'Envoy&eacute; de Dieu — sur lui la gr&acirc;ce et la paix — (nous) a dit : Ce sont les intentions qui valorisent les actes, et chaque individu n'obtient que ce qui est conforme &agrave; son intention. Ainsi, celui qui a &eacute;migr&eacute; pour (plaire &agrave;) Dieu et (&agrave;) Son Envoy&eacute; se verra compter son H&eacute;gire comme telle. Quant &agrave; celui qui a &eacute;migr&eacute; pour acqu&eacute;rir un bien de ce monde ou pour prendre femme, son &eacute;migration n'aura d'autre valeur que celle du but qu'il se proposait.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;L'authenticit&eacute; et l'importance capitale de ce had&icirc;th sont unanimement reconnues. Il s'agit en effet d'un des had&icirc;ths fondamentaux de l'Islam que les anciens (al-salaf) et leurs successeurs (al-khalaf) — que Dieu leur fasse mis&eacute;ricorde — aimaient &agrave; mettre en exergue de leurs textes, afin d'avertir le lecteur de l'importance de l'intention et l'inviter &agrave; &ecirc;tre vigilant &agrave; cet &eacute;gard.&lt;br&gt;&lt;br&gt;De m&ecirc;me, les anciens ma&icirc;tres et leurs successeurs faisaient pr&eacute;c&eacute;der leurs ouvrages de ce had&icirc;th, pour attirer l'attention de leurs lecteurs sur l'importance de la puret&eacute; d'intention et pour les inviter &agrave; m&eacute;diter sur ce sujet.&lt;br&gt;&lt;br&gt;On a rapport&eacute; &eacute;galement ces propos d'ibn 'Abb&acirc;s — que Dieu soit satisfait du p&egrave;re et du fils — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Tout homme est pr&eacute;serv&eacute; en fonction de la puret&eacute; de son intention.&raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;D'autres ont pu dire :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&laquo;Les gens re&ccedil;oivent (les faveurs de Dieu) en fonction de la puret&eacute; de leur intention.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous rapportons ces propos de l'illustre ma&icirc;tre ab&ucirc; 'Al&icirc; al-Fudayl b. 'Iy&acirc;dh — que Dieu soit satisfait de lui — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Abandonner les oeuvres par crainte (du regard) des gens rel&egrave;ve de l'ostentation, et agir en fonction des gens tient d&eacute;j&agrave; du polyth&eacute;isme. Aussi ta sinc&eacute;rit&eacute; ne devient effective, que lorsque Dieu te d&eacute;livre de ces deux infamies.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;L'im&acirc;m al-H&acirc;rith al-Muh&acirc;sib&icirc; — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — avait coutume de dire :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;L'homme sinc&egrave;re est celui qui, pour pr&eacute;server son coeur, ne se soucie gu&egrave;re de perdre l'estime des cr&eacute;atures, ni n'aime que les gens aient connaissance de la moindre de ses bonnes actions et qui ne d&eacute;teste pas de les voir conna&icirc;tre les mauvaises.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;De son c&ocirc;t&eacute; Hudayfa al-Mar'ashi — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — disait :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;La puret&eacute; de l'intention consiste en ce que les actes du serviteur soient les m&ecirc;mes en public qu'en priv&eacute;.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous rapportons ces propos de l'im&acirc;m, du ma&icirc;tre, ab&ucirc; al-Q&acirc;ssim al Qushayri — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;La fid&eacute;lit&eacute; consiste &agrave; n'ob&eacute;ir exclusivement qu'&agrave; Dieu — qu'Il soit glorifi&eacute; et exalt&eacute; — c'est-&agrave;-dire que par son ob&eacute;issance le serviteur cherche uniquement &agrave; se rapprocher de Dieu —exalt&eacute; soit-Il — &agrave; l'exclusion de toute autre chose, comme le fait de simuler la pi&eacute;t&eacute; (en vue de) plaire &agrave; une cr&eacute;ature, ou pour s'acqu&eacute;rir l'estime des gens, ou pour rechercher leurs &eacute;loges, ou quelque autre chose qui n'ait pas pour but la volont&eacute; de se rapprocher de Dieu.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour sa part, l'illustre ma&icirc;tre ab&ucirc; Muhammad Sahl b. 'abd-Allah al-Tustari — que Dieu soit satisfait de lui — a dit :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Les gens dou&eacute;s d'intelligence qui ont tent&eacute; de d&eacute;finir le d&eacute;sint&eacute;ressement, n'ont trouv&eacute; que cette formule : Que l'action et la pens&eacute;e du serviteur soient consacr&eacute;es int&eacute;rieurement et ext&eacute;rieurement &agrave; Dieu — exalt&eacute; soit-Il — sans laisser la moindre part aux penchants ou aux d&eacute;sirs de l'&acirc;me, ni aux s&eacute;ductions mondaines.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous rapportons &eacute;galement ces propos du Ma&icirc;tre ab&ucirc; 'Ali al-Daqq&acirc;q — que Dieu soit satisfait de lui — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;La puret&eacute; de l'intention consiste &agrave; se garder de prendre les cr&eacute;atures en compte (litt : observer). La sinc&eacute;rit&eacute; consiste &agrave; se purifier en n'ob&eacute;issant pas &agrave; l'&acirc;me charnelle. Ainsi, l'homme d&eacute;sint&eacute;ress&eacute; ne conna&icirc;t pas l'ostentation et l'homme sinc&egrave;re ignore la vanit&eacute;.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;On rapporte &eacute;galement ces propos de Dh&ucirc; al-N&ucirc;n al-Misr&icirc; — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Il est trois choses qui t&eacute;moignent de la puret&eacute; de l'intention : l'indiff&eacute;rence &agrave; l'&eacute;loge ou au bl&acirc;me des gens du commun ; l'oubli de se voir en train d'accomplir une oeuvre pie, au moment m&ecirc;me o&ugrave; on l'accomplit et le souci de se voir r&eacute;tribuer de ses oeuvres dans l'autre monde.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;De m&ecirc;me, nous rapportons ces propos d'al-Qushayri — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Le minimum de la sinc&eacute;rit&eacute; c'est de rendre l'int&eacute;rieur identique &agrave; l'ext&eacute;rieur.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;De son c&ocirc;t&eacute; Sahl al-Tustari disait :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Le parfum de la sinc&eacute;rit&eacute; ne saurait &ecirc;tre respir&eacute; par un serviteur qui se montre complaisant avec lui-m&ecirc;me ou avec autrui.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les propos des ma&icirc;tres sur ce sujet sont innombrables, mais ce que j'en ai mentionn&eacute; devrait suffire &agrave; qui b&eacute;n&eacute;ficie de l'Assistance divine.</description>
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<title>L’&eacute;tat qui convient pour le tapis de la r&eacute;alit&eacute; divine</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=161</link>
<description>&lt;i&gt;Le cheikh Al ‘Alawi commente par ce hadith dans le chapitre de l’amour et du d&eacute;sir, l’&eacute;tat qui convient pour le tapis de la r&eacute;alit&eacute; divine qui  caract&eacute;rise le cheminant en Dieu&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Voici une tradition que l’on rapporte au sujet de l’Imam Ali.&lt;br&gt;Un d&eacute;vot appel&eacute; Hamm&acirc;m vint le voir et lui demanda : &laquo; D&eacute;cris-moi les gens pieux, comme si je les avais sous mes yeux. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ce qu’ils disent est juste, r&eacute;pondit l’imam. Leur v&ecirc;tement est simple, ils marchent humblement, et ils ne regardent pas ce qui leur est interdit. Ils n’&eacute;coutent que lorsqu’il s’agit de science utile. Dans l’adversit&eacute; ou dans l’aisance, leur &acirc;me reste la m&ecirc;me ; si le terme de leur existence n’&eacute;tait d&eacute;j&agrave; fix&eacute; par Dieu, leur esprit ne resterait pas une minute de plus dans leur corps, vu leur d&eacute;sir de leur Seigneur. Le Cr&eacute;ateur leur para&icirc;t tellement immense que tout le reste est insignifiant pour eux. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Leur cœur est afflig&eacute;, ils ne peuvent causer aucun tort &agrave; personne, leur corps est efflanqu&eacute;, ils ont tr&egrave;s peu de besoins et leur &acirc;me est pure. Ils ont su patienter un peu, ce qui leur vaudra un long repos, fruit d’un &eacute;change profitable conc&eacute;d&eacute; par leur Seigneur. Ce bas-monde les d&eacute;sire mais eux ne les d&eacute;sirent pas ; il a tent&eacute; de les retenir prisonnier mais ils ont pay&eacute; leur propre ran&ccedil;on. &lt;br&gt;&lt;br&gt;La nuit ne les fait pas fl&eacute;chir : ils psalmodient le Coran, et lorsqu’ils tombent sur un verset qui ravive leur besoin de Dieu, ils sont envahis par le d&eacute;sir  et leur &acirc;me se r&eacute;conforte ; si c’est un verset de mise en garde qu’ils rencontrent, il y accordent toute leur attention, du plus profond de leur cœur, en ayant l’impression que le cr&eacute;pitement et les sanglots de la g&eacute;henne se trouvent pr&egrave;s d’eux ; agenouill&eacute;s, ils implorent Dieu de les lib&eacute;rer. Le jour, leur comportement est celui des savants, plein de mansu&eacute;tudes, bons et pieux. La crainte de Dieu les a tellement travaill&eacute; qu’on pourrait les croire malades, mais les Gens ne sauraient &ecirc;tre malades ! Ils pensent que leur œuvres sont bien peu de choses, et elles ne paraissent jamais suffisantes. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Ils soup&ccedil;onnent en permanence leur &acirc;me et d&eacute;sesp&egrave;rent d’œuvrer comme il faut. S’ils s’en rendent compte qu’on les reconna&icirc;t, ils prennent peur et disent : &laquo; Je me connais moi-m&ecirc;me mieux que vous, et Dieu me conna&icirc;t mieux que je ne me connais moi-m&ecirc;me. Mon Dieu, ne me ch&acirc;tie pas &agrave; cause de ce qu’ils disent , rends moi meilleur que celui qu’ils croient que je suis, et pardonne moi ces fautes qu’ils ignorent. &raquo; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Ils ont des signes auxquels on les reconna&icirc;t : la force de leur vie religieuse, leur tristesse accompagn&eacute;e de gentillesse, leur foi malgr&eacute; leur certitude, leur d&eacute;sir de science, leurs efforts pour acqu&eacute;rir la mansu&eacute;tude, leur rectitude quand ils vivent dans l’abondance, leur humilit&eacute; dans le service de Dieu, leur endurance dans la pauvret&eacute;, leur patience dans l’adversit&eacute;, leur recherche d’un moyen honn&ecirc;te pour gagner leur vie, leur z&egrave;le pour le droit chemin, leur refus des ambitions mondaines. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Le soir, ils ne font que Le remercier, de m&ecirc;me qu’ils passent leur matin&eacute;e &agrave; L’invoquer. Ils se couchent plein de crainte, ayant peur de la distraction, mais ils sont heureux lorsqu’ils se l&egrave;vent, gr&acirc;ce &agrave; la mis&eacute;ricorde et aux bienfaits divins. Lorsque leur &acirc;me devient p&eacute;nible, essayant de les inciter &agrave; faire des choses auxquels ils r&eacute;pugnent, ils ne lui donnent pas satisfaction. Ils trouvent leur bonheur dans ce qui perdure, renon&ccedil;ant aux jouissances &eacute;ph&eacute;m&egrave;res. Ils allaient la science et la mansu&eacute;tude et joignent l’acte &agrave; la parole. Leurs espoirs se r&eacute;alisent et bien rares sont leur fautes. Leur cœur est humble, leur &acirc;me craintive, leur vie simple, leur vie religieuse solide, leurs caprices neutralis&eacute;s, et leur col&egrave;re contenue. &lt;br&gt;&lt;br&gt;On ne s’attend qu’au bien  de leur part, et nul ne craint d’eux. S’ils sont en compagnie des profanes, c’est tout comme s’ils &eacute;taient concentr&eacute;s surr Dieu. Ils pardonnent &agrave; ceux qui leur ont caus&eacute;s du tort, donnent &agrave; ceux qui ne veulent rien leur accorder,  maintiennent les liens avec ceux qui les rompent. Grande est leur capacit&eacute; &agrave; aimer, et bienveillantes sont leur paroles. Le mal ne leur viendrait m&ecirc;me pas &agrave; l’esprit, toujours dispos&eacute;s qu’ils sont &agrave; faire le bien. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Dignes au moment de l’&eacute;preuve, patients dans l’adversit&eacute;, plein de gratitude dans la prosp&eacute;rit&eacute;, ils ne nuisent pas &agrave; ceux qu’ils d&eacute;testent, pas plus qu’ils ne sont condescendants avec ceux qu’ils aiment. Ils reconnaissent le droit d’autrui avant qu’on exige d’eux qu’ils ne le respectent. Ils ne n&eacute;gligent pas ce qu’on leur a confi&eacute; et ne lancent pas de sobriquet injurieux. Ils ne causent pas de torts &agrave; leurs voisins, et ne se r&eacute;jouissent pas du malheur des autres. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Si l’on est injuste avec eux, ils le supportent jusqu’&agrave; de soit Dieu Lui-m&ecirc;me qui les venge. Ils comblent leur &acirc;me, l’occupant &agrave; rechercher l’autre monde, et les gens n’ont rien &agrave; craindre d’eux car ils les laissent en paix. Lorsqu’ils ont des divergences avec les autres et que ces derniers cessent de les fr&eacute;quenter, ils ne s’&eacute;loignent pas par orgueil ou sentiment de sup&eacute;riorit&eacute; mais pour rester int&egrave;gres et &eacute;viter les conflits. Ils traitent ceux qui s’approchent d’eux avec douceur et mis&eacute;ricorde, et non avec duplicit&eacute; ou pour les tromper. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette description fit un tel effet sur Hamm&acirc;m qui le tomba raide mort. L’Imam ‘Ali (RA) s’&eacute;cria alors : &laquo;  Par Dieu, c’est ce que je craignais ! Voil&agrave; ce que produisent les paroles authentiques sur ceux qui les prennent vraiment aux s&eacute;rieux. ! &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quelle grandeur que celle de ces hommes ! Et si nous avons rapport&eacute; cette tradition, c’est parce qu’un tel &eacute;tat est digne de respect et de v&eacute;n&eacute;ration.&lt;br&gt;</description>
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<title>Les femmes pieuses</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=160</link>
<description>&lt;b&gt;Les femmes pieuses : &lt;br&gt;&lt;br&gt;Nusiyya Bent Salman&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nussiya &eacute;tait l’&eacute;pouse de Yusuf ibn Asbat (un pr&ecirc;cheur asc&egrave;te et traditionaliste engag&eacute; dans la voie du tawadu’).Elle lui dit un jour : &laquo; Tu seras interrog&eacute; par Dieu &agrave; mon sujet : m’as-tu interdit toute nourriture hormis celle qui est licite ? As-tu fais en sorte de ne jamais faire preuve d’injustice &agrave; mon &eacute;gard ? &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Yusuf ibn Asbat dit &agrave; son sujet : &laquo; Quand Nussiya donna naissance &agrave; un gar&ccedil;on, elle dit : &laquo; Oh, Seigneur ! Tu ne me consid&egrave;res pas digne de ton adoration. C’est pour cette raison que tu me distrais avec un enfant ! &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Rayhana la ravie, parmi les asc&egrave;tes de Basra :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Rayhana &eacute;tait une contemporaine de Salih Al Murri (seconde moiti&eacute; du VIIIe si&egrave;cle). Ces vers &eacute;taient inscrits sur son col :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;&laquo; Tu es mon Compagnon Intime, mon Aspiration, et mon Bonheur,&lt;br&gt;Et mon cœur refuse d’aimer quiconque autre que Toi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Oh mon Cher, mon Aspiration, l’Objet de mon d&eacute;sir, &lt;br&gt;Mon d&eacute;sir ardent est sans fin ! Quant pourrai-je enfin te rencontrer ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je ne d&eacute;sire point les plaisirs du paradis ;&lt;br&gt;Mais seulement de Te rencontrer, Toi ! &raquo;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Ghufayra al ‘abida, de Basra&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ghufayra &eacute;tait une compagne de Mu’adha al ‘Adawiyya. Ibrahimibn al Junayd rapporte selon Muhammad ibn al husayn [al burjulani] que Yahia ibn Bistam raconte : Ghufayra la pieuse pleura jusqu’&agrave; ce qu’elle en devienne aveugle. Un homme lui dit : &laquo; comme la c&eacute;cit&eacute; est d&eacute;vastatrice ! &raquo;, Ghufayra r&eacute;pondit : &laquo; Etre voil&eacute; &agrave; Dieu est bien pire ! Et l’aveuglement du cœur dans la compr&eacute;hension du dessein divin est la pire des choses ! &raquo;&lt;br&gt;</description>
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<title>Sagesse c&eacute;leste : de ce qui endurcit le cœur…</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=159</link>
<description>&lt;i&gt;Le cheikh Al ‘Alawi paix &agrave; son &acirc;me, a dit dans son commentaire des paroles du cheikh Abou Madyan al Ghawth :&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;  Tout acte qui conduit &agrave; la distraction est de m&ecirc;me nature que celle-ci, car les exc&egrave;s de nourriture, de sommeil ou de paroles font partie des choses bl&acirc;mables selon la R&eacute;v&eacute;lation, et particuli&egrave;rement pour celui qui suit la voie spirituelle, dont les bases consistent justement &agrave; viser la mod&eacute;ration en tout cela afin que l’int&eacute;rieur s’illumine et s’orne des connaissances divines. En effet, si les caprices int&eacute;rieurs se succ&egrave;dent en permanence dans le cœur ou plus g&eacute;n&eacute;ralement tout ce qui le trouble, il s’endurcira in&eacute;vitablement.&lt;br&gt;&lt;br&gt;  Les b&eacute;n&eacute;fices du je&ucirc;ne, du silence et de la veille sont des aspects bien connus de la voie spirituelle ; bien des choses ont &eacute;t&eacute; &eacute;crites &agrave; ce sujet et bien des po&egrave;mes en ont fait l’&eacute;loge. On a notamment dit, pour bl&acirc;mer la sati&eacute;t&eacute;, que Dieu ne regarde pas celui dont le ventre est rempli de nourriture. Le Proph&egrave;te saws et ses compagnons ne mangeaient que par n&eacute;cessit&eacute;, conform&eacute;ment au hadith rapport&eacute; par Anas :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;  Fatima apporta au Proph&egrave;te saws un petit morceau de pain. Il lui demanda :&lt;br&gt;-	Qu’as-tu l&agrave;, Fatima ?&lt;br&gt;-	C’est une tranche de pain, je n’ai pu m’emp&ecirc;cher de te l’apporter.&lt;br&gt;-	C’est la premi&egrave;re chose que je mange depuis trois jours, confia le Proph&egrave;te &raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Consid&egrave;re le sens de cette noble tradition : si la sati&eacute;t&eacute; &eacute;tait en soi louable, le Proph&egrave;te n’aurait pas trouv&eacute; dans l’abstinence un motif de fiert&eacute;. On a dit en ce sens :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Un ventre affam&eacute;, un maigre asc&egrave;te, dou&eacute; d’une absolue confiance en Dieu, &lt;br&gt;qui trouve dans sa faim une raison de remercier Dieu.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;On a &eacute;galement dit :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Si ce bas monde &eacute;tait de la vertu la r&eacute;compense, &lt;br&gt;L’injuste ne saurait y trouver de quoi prosp&eacute;rer.&lt;br&gt;Les nobles proph&egrave;tes ne feraient pas de la faim l’exp&eacute;rience,&lt;br&gt;Tandis que les animaux y mangent &agrave; sati&eacute;t&eacute;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;  Le Proph&egrave;te disait :&lt;b&gt; &laquo; Ne tuez pas les coeurs par la nourriture et la boisson, car le cœur ressemble aux cultures, que l’exc&egrave;s d’eau tue &raquo;&lt;/b&gt;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;  On raconte que l’imam Bukhari finit par prendre l’habitude de ne manger que deux ou trois dattes par jour, car il avait honte devant Dieu de devoir se rendre fr&eacute;quemment aux toilettes. &lt;br&gt;  Voil&agrave; pourquoi leurs cœurs ont &eacute;t&eacute; illumin&eacute;s et devinrent des sources de connaissances et de secrets ; s’ils avaient agi autrement, ils n’auraient pu devenir des guides pour les autres. Le seraient ils devenus s’ils avaient exag&eacute;r&eacute; en mati&egrave;re de nourriture et de sommeil ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Cela tue le cœur, l’exc&egrave;s de nourriture,&lt;br&gt;De m&ecirc;me que l’exc&egrave;s d’eau tue les cultures.&lt;br&gt;Un homme subtil risque d’y perdre son intelligence.&lt;br&gt;Quelques bouch&eacute;es peuvent neutraliser ses efforts vers l’excellence.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;  Le Proph&egrave;te saws a dit : &lt;b&gt;&laquo; Satan circule dans le corps de l’homme &agrave; travers le sang ; faites lui obstacle gr&acirc;ce &agrave; la faim &raquo;. &lt;/b&gt;On dit &eacute;galement que lorsque Dieu cr&eacute;a le monde, Il pla&ccedil;a la science et la sagesse dans la faim, la possession d&eacute;moniaque et la transgression dans la sati&eacute;t&eacute;. Ibrahim al-Dasuqi disait : &laquo; l’aspirant sinc&egrave;re trouve sa force dans la faim et sa boisson dans les larmes ; c’est la condition des v&eacute;ridiques (siddiquna) &raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;  Moulay l-‘Arabi al-Darqawi disait : &laquo; De nos jours, certains disciples mangent la quantit&eacute; de ce que peut porter un chameau, boivent l’&eacute;quivalent d’une mare, et disent par-dessus le march&eacute; : &laquo; il manque quelque chose &agrave; ce cheikh &raquo;, et que Dieu maudisse les menteurs ! &raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;  Quant &agrave; l’excellence de la veille et au c&ocirc;t&eacute; nuisible du sommeil, cela est n&eacute;cessairement connu de tous ; c’est encore plus clair dans la voie spirituelle, et la pure tradition l’affirme explicitement. Le Proph&egrave;te a notamment dit :&lt;b&gt; &laquo; Gabriel est venu et m’a dit :&lt;br&gt;&lt;br&gt;- Eh Muhammad, vis comme tu veux, tu mourras de toute fa&ccedil;on, agis comme bon te semble, tu seras r&eacute;tribu&eacute; en cons&eacute;quence, sache que le croyant acquiert la noblesse par ses veilles et la force par son ind&eacute;pendance vis-&agrave;-vis des gens &raquo;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt; On rapporte &eacute;galement qu’il se levait au dernier tiers de la nuit et qu’il dit un jour : &lt;b&gt;&laquo; Souvenez vous de Dieu ! Souvenez vous de Dieu ! Il a retenti,  &laquo; le coup de trompette auquel un autre doit succ&eacute;der &raquo; (79,7) ! La mort et tout ce qui l’accompagne sont l&agrave; ! La mort et tout ce qui l’accompagne sont l&agrave; ! &raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;  Mais il suffit de rappeler qu’il restait debout en pri&egrave;re tellement longtemps la nuit que ses pieds en &eacute;taient tum&eacute;fi&eacute;s. &lt;br&gt;&lt;br&gt;  On rapporte qu’Abou Yazid al Bistami, alors qu’il &eacute;tait encore enfant, apprenait le Coran &agrave; l’&eacute;cole. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Arriv&eacute; &agrave; la sourate 73, &laquo; Celui qui s’est envelopp&eacute; &raquo;, il demanda &agrave; son p&egrave;re : &lt;br&gt;&lt;br&gt;&laquo; Qui est cette personne &agrave; qui Dieu a demand&eacute; de se lever la nuit ? &raquo;&lt;br&gt;-	C’est notre proph&egrave;te Muhammad, r&eacute;pondit le p&egrave;re.&lt;br&gt;-	Pourquoi donc ne fais tu pas comme ton proph&egrave;te ? questionna Abou Yazid.&lt;br&gt;-	Car c’est une dignit&eacute; que Dieu lui a sp&eacute;cialement accord&eacute;e, r&eacute;pondit le p&egrave;re.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;  Lorsque Abou Yazid arriva &agrave; la partie suivante du verset : &laquo; ainsi qu’une partie de ceux qui sont avec toi &raquo;, il demanda de nouveau, &laquo; De qui s’agit-il mon p&egrave;re ?&lt;br&gt;-	Des compagnons de Muhammad&lt;br&gt;-	Pourquoi donc n’agis tu pas comme les compagnons de Muhammad ?&lt;br&gt;-	Car Dieu leur a sp&eacute;cialement donn&eacute; la force de se lever la nuit.&lt;br&gt;-	Mon p&egrave;re, il n’y a rien de bon chez quelqu’un qui ne prend pas mod&egrave;le sur Muhammad et ses compagnons ! conclut Abou Yazid.&lt;br&gt;&lt;br&gt;  Le p&egrave;re se mit donc &agrave; prier la nuit. Abou Yazid lui demanda :&lt;br&gt;&lt;br&gt;-	Mon p&egrave;re, apprend moi &agrave; prier la nuit !&lt;br&gt;-	Tu es trop petit, refusa le p&egrave;re.&lt;br&gt;-	Lorsque Dieu r&eacute;unira toutes les cr&eacute;atures au jour de la r&eacute;surrection, et qu’il ordonnera aux gens destin&eacute;s au paradis de s’y rendre, je dirai que j’ai voulu faire la pri&egrave;re de la nuit et que mon p&egrave;re s’y est oppos&eacute; ! insista Abou Yazid.&lt;br&gt;-	Mon fils, l&egrave;ve toi la nuit et prie, se r&eacute;signa le p&egrave;re.&lt;br&gt;&lt;br&gt;  On raconte qu’apr&egrave;s la mort de l’imam Junayd, l’un de ses compagnons le vit en r&ecirc;ve et lui demanda : &laquo; Qu’est ce que ton Seigneur a fait de toi ? &raquo;. Il r&eacute;pondit :&lt;br&gt;&lt;br&gt; &lt;b&gt;&laquo; Toutes ces allusions spirituelles se sont envol&eacute;es, toutes ces expressions s’en sont all&eacute;es, toutes ces sciences ont disparu, et toutes ces descriptions se sont effac&eacute;es. Seules nous ont &eacute;t&eacute; utiles les quelques petites rak’as que nous faisions avant l’aube &raquo;&lt;/b&gt;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Si donc m&ecirc;me cet imam, avec toute la noblesse et la grandeur qui le caract&eacute;risaient, ne n&eacute;gligeait pas de se lever la nuit et affirmait m&ecirc;me que seules quelques petites rak’as lui avaient &eacute;t&eacute; utiles, comment les autres pourraient ils s’en passer ? O mon Dieu, vivifie nos cœurs et accorde nous les m&ecirc;mes gr&acirc;ces que celles qu’ont re&ccedil;ues nos nobles pr&eacute;d&eacute;cesseurs !&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dhu Nun al Misri racontait ceci : &laquo; Je rencontrai sur l’une des c&ocirc;tes du proche orient une femme &agrave; qui je demandai :&lt;br&gt;-	D’o&ugrave; viens tu ?&lt;br&gt;-	De chez &lt;b&gt;&laquo; des gens qui s’arrachent &agrave; leur couche &raquo; &lt;/b&gt;(32,16)&lt;br&gt;-	Et o&ugrave; veux tu aller, repris-je.&lt;br&gt;-	Chez &lt;b&gt;&laquo; des hommes qu’aucun commerce ni aucune vente ne distraient du souvenir de Dieu &raquo;&lt;/b&gt; (24, 37).&lt;br&gt;-	D&eacute;cris les moi ! insistai-je&lt;br&gt;Elle d&eacute;clama alors ces vers :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Des gens dont l’aspiration est fix&eacute;e sur Dieu,&lt;br&gt;Et qui n’aspirent &agrave; rien d’autre que Lui-m&ecirc;me.&lt;br&gt;Ces gens ne recherchent que leur Seigneur et Ma&icirc;tre, Dieu.&lt;br&gt;Quel excellent but que l’Unique,le Subsistant par Lui-m&ecirc;me. &raquo;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quant &agrave; &eacute;viter de trop parler, tout le monde conna&icirc;t bien ce pr&eacute;cepte. Il suffit ici de rappeler ce dicton : &laquo; la parole est d’argent, mais le silence est d’or &raquo;, ainsi que cette tradition du Proph&egrave;te : &lt;b&gt;&laquo; Que celui qui croit en Dieu et au jour dernier parle en bien ou se taise &raquo;&lt;/b&gt;. Les hommes de Dieu- qu’Il leur accorde Son agr&eacute;ment et les fasse b&eacute;n&eacute;ficier de Sa pleine satisfaction- ne parlent que pour invoquer Dieu ou tenir des propos les rapprochant de Lui, de peur de friser l’inconvenance, car on dit que celui qui parle beaucoup p&egrave;che &eacute;galement beaucoup. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Si le silence t’&eacute;tonne, sache que ce fut avant toi&lt;br&gt;Le cas pour des gens meilleurs que toi.&lt;br&gt;Et s’il t’arrive parfois, ayant gard&eacute; le silence, de le regretter,&lt;br&gt;Il t’arrive bien plus souvent de regretter d’avoir parl&eacute;.&lt;br&gt;Le silence est une protection tandis que parler&lt;br&gt;N’apporte parfois que probl&egrave;mes et inimiti&eacute;s.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&laquo; l’homme heureux est celui qui trouve un lieu de retraite en lui-m&ecirc;me &raquo;…(Ja’far al Sadiq)&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;	&lt;br&gt;</description>
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<title>La magnification</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=158</link>
<description>Ne consid&eacute;rez pas l'appel du messager comme un appel que vous vous adresseriez les uns aux autres. (24,63)&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ibn' Abbas – qu’Allah soit satisfait de lui - a dit: &laquo;r&eacute;v&eacute;rer le Proph&egrave;te (tu' azziru), signifie 1'honorer (tujill&ucirc;h). &raquo; &lt;br&gt;Pour sa part, al-Mubarrid – qu’Allah soit satisfait de lui -  a dit: &laquo;Le r&eacute;v&eacute;rer signifie l'exalter outre mesure (tub&acirc;lighufi ta 'dh&icirc;mihi)&raquo; &lt;br&gt;Al- Akhfash – qu’Allah soit satisfait de lui -  a dit: &laquo;C'est lui pr&ecirc;ter assistance. &raquo; &lt;br&gt;At- Tabar&icirc; – qu’Allah soit satisfait de lui -  a dit: &laquo; C'est lui apporter de l'aide (tu'inuh). &raquo; &lt;br&gt;On rapporte que lorsque ce verset fut r&eacute;v&eacute;l&eacute;, Ab&ucirc; Bakr – qu’Allah soit satisfait de lui -  dit au Proph&egrave;te – paix et b&eacute;n&eacute;diction sur lui - : &laquo;Par Dieu! &Ocirc; Envoy&eacute; de Dieu, je ne te parlerai d&eacute;sormais qu'&agrave; voix basse.&raquo; &lt;br&gt;'Umar d&eacute;cida &eacute;galement de ne s'adresser au Proph&egrave;te qu'en murmurant, au point que le Proph&egrave;te faisait r&eacute;p&eacute;ter &agrave; maintes reprises. Suite &agrave; quoi, Dieu fit descendre: &laquo;Ceux qui parlent &agrave; voix basse devant l'Envoy&eacute; de Dieu sont ceux dont le coeur a &eacute;t&eacute; &eacute;prouv&eacute; par Dieu en vue [d'y mettre] de la pi&eacute;t&eacute;. Ils obtiendront le pardon [de leurs fautes] et une immense r&eacute;tribution.&raquo;  (Sourate Al Hujurate, 49 verset 4 )&lt;br&gt;&lt;br&gt;Abu Hamid al-Ghazali rapporte qu'Abu Ja'far, Prince des croyants, a eu une vive discussion avec Imam Malik dans la mosqu&eacute;e du Proph&egrave;te. Lorsque Malik le reprit en lui disant: &laquo; &Ocirc; Prince des croyants! N'&eacute;l&egrave;ve pas la voix dans cette Mosqu&eacute;e, car Dieu a admonest&eacute; des gens en leur disant : &quot; N'&eacute;levez pas la voix au-dessus de celle du Proph&egrave;te &quot;' Et Il a lou&eacute; des gens en disant: &quot; Ceux qui parlent &agrave; voix basse devant l'Envoy&eacute; de Dieu. .. &quot; enfin, Il a fortement bl&acirc;m&eacute; des gens en disant : la plupart de ceux qui t'appellent [Proph&egrave;te] de l'ext&eacute;rieur de tes appartements ne r&eacute;fl&eacute;chissent pas. &quot;&lt;br&gt;Devant ces paroles, Abu Ja'far s'humilia et dit : Ab&ucirc; ' Abdallah !  Dois-je m'orienter vers la Qibla pour faire mes invocations, ou alors me tourner vers l'Envoy&eacute; d'Allah   ? &raquo; Alors M&acirc;lik lui dit: &laquo;Pourquoi d&eacute;tourner ton visage de lui, alors qu'il sera ton Intercesseur et celui de ton p&egrave;re Adam aupr&egrave;s de Dieu le Jour du Jugement ? Au contraire, mets-toi en en face de lui (c'est-&agrave;-dire de sa tombe), et  demande &agrave; Dieu de t'accorder son intercession. Dieu la lui accordera. Dieu a dit: &laquo; Si seulement lorsqu'ils se faisaient du tort &agrave; eux-m&ecirc;mes, ils &eacute;taient venus (te voir) demander pardon &agrave; Dieu, et que le Proph&egrave;te avait sollicit&eacute; pour eux le pardon, assur&eacute;ment ils auraient trouv&eacute; aupr&egrave;s de Dieu une indulgence et une compassion totales. &raquo;   (Sourate An Nissat,4 verset 64 )&lt;br&gt;&lt;br&gt;Gr&acirc;ce &agrave; l’attitude des compagnons &agrave; l’&eacute;gard du Proph&egrave;te – paix et b&eacute;n&eacute;diction sur lui - , nous avons l’exemple de l’attitude  envers un bien-aim&eacute; d’Allah, parmi la famille du Proph&egrave;te ou de ses compagnons. La valeur d’une telle magnification est soulign&eacute;e dans le hadith qudsi : &laquo;  Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais le cœur de Mon serviteur croyant Me contient. &raquo; Une parole d’un saint le r&eacute;sume en ceci : &laquo; Le cœur du croyant est le tr&ocirc;ne de Dieu &raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les fuqaras d&eacute;positaires de cette lumi&egrave;re et de ce secret rivalisent dans le bon comportement dans la r&eacute;union, l’&eacute;coute et le suivi. Celui qui est sinc&egrave;re dans l’amour du Proph&egrave;te – que la b&eacute;n&eacute;diction et le salut d’Allah soit sur Lui – est sur ses pas, suit la Sunna, ses paroles et ses actes, s’impr&egrave;gne de ses &eacute;tats, rev&ecirc;t ses nobles caract&egrave;res. La mahabba irriguant celle des compagnons &eacute;tant la m&ecirc;me que celle des fuqaras, elle d&eacute;borde du cœur et irrigue le corps et les membres, elle &eacute;tablit un lien de cœur &agrave; cœur entre les musulmans, les hommes et les peuples.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Rien n’est semblable &agrave; la compagnie des fr&egrave;res, des invocateurs et des bien-aim&eacute;s d’Allah. Les fruits  de l’invocation se refl&egrave;tent par la relation et le service &agrave; l’autre en &eacute;tant affectueux et attentif sans ostentation, pr&eacute;servant la dignit&eacute; de tous, taisant les d&eacute;fauts de chacun. &laquo; Celui qui couvre les d&eacute;fauts de son fr&egrave;re musulman. Dieu couvrira les siens et celui qui traque les d&eacute;fauts de son fr&egrave;re, Dieu traquera les d&eacute;fauts et les d&eacute;masquera m&ecirc;me au beau milieu de sa maison. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Comme les compagnons &eacute;taient remplis de crainte de Dieu, leur science du comportement et de l’adab augmente sans limite. &laquo; Celui qui s’humilie au fur et &agrave; mesure devant Dieu, Dieu l’&eacute;l&egrave;ve au fur et &agrave; mesure &raquo; Comme les galets du lit d’un fleuve, les fuqaras &agrave; force de se frotter se polissent mutuellement.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le non-jugement devient &agrave; l’&eacute;gard des fr&egrave;res devient alors naturel. Allah pr&eacute;vient : &laquo; &Ocirc; vous les croyants que certains d’entre vous ne prennent pas en raillerie d’autres, il se pourrait que ceux-ci fussent meilleurs que ceux-l&agrave;, que les femmes ne se moquent pas des autres femmes, il se pourrait que celles-ci fussent meilleures que celles-l&agrave;. Ne vous calomniez pas les uns les autres, ne vous lancez pas des sobriquets injurieux. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Un autre hadith montre que les fr&egrave;res sont comme un &eacute;difice solide, un rempart align&eacute; comme une seule p&acirc;te. &laquo; Les croyants sont dans leur affection, leur bont&eacute; et leur compassion, les uns les autres semblables au corps lorsque l’un de ses membres se plaint, l’ensemble du corps tombe la fi&egrave;vre et les veill&eacute;es. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;La magnification est le fruit du jihad dans la voie d’Allah. Le saint le confirme : &laquo; Ne frappe ni juif, ni chr&eacute;tien mais frappe ta nafs qui est dans tes c&ocirc;tes. Si elle t’ob&eacute;it tout le monde si elle se rebelle contre toi, tout le monde sera contre toi. Quand le faqir conna&icirc;t son Seigneur, toutes les cr&eacute;atures deviennent &eacute;gales pour lui. Celui qui conna&icirc;t Allah, il le reconna&icirc;t dans les cr&eacute;atures. Celui qui veut arriver, il doit v&eacute;n&eacute;rer, avoir confiance, &eacute;couter, suivre, s’orienter et invoquer. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;La crainte de Dieu apporte le bon comportement avec les fr&egrave;res, leur respect et leur estime, une magnification sans cesse renouvel&eacute;e, et l’amour du Proph&egrave;te le rend parfait. C’est avec un cœur chaud pour la mahabba et par le dhikr qu’on peut voir dans les Cr&eacute;atures la manifestation d’Allah et les caract&egrave;res mohammediens. Notre attitude &agrave; l’&eacute;gard d’elles doit &ecirc;tre la m&ecirc;me pour parfaire notre ihsan, car si personne ne nous voit sauf Lui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Abu Houreira – qu’Allah soit satisfait de lui -  rapporte sur ce qui faisait rentrer le plus les gens au Paradis : la crainte d’Allah et la bonne moralit&eacute;. Le faqir n’oublie pas qu’il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu pour une mission noble propager l’amour d’Allah et de son Proph&egrave;te – paix et b&eacute;n&eacute;diction sur lui - . Il est un ambassadeur de la voie, excelle dans tous les domaines et s’am&eacute;liore, dans sa famille, ses &eacute;tudes, son travail. En faisant preuve de magnification et d’humilit&eacute; envers les fr&egrave;res, il transmet un message d’amour et de fraternit&eacute; car il aime pour l’autre ce qu’il aime pour soi, comme il le fera pour le Proph&egrave;te lui-m&ecirc;me – paix et b&eacute;n&eacute;diction sur lui - .&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le p&ocirc;le de son temps avait dit &agrave; ses disciples: &lt;br&gt;&lt;br&gt;&laquo; Dis au fuqaras que je les accepte mais qu’il faudrait qu’eux, ils m’acceptent comme dit le verset : Dieu est satisfait d’eux et ils sont satisfait de Lui. Il faut que la satisfaction s’accomplisse dans les deux sens. Mais il est vrai que c’est l’agr&eacute;ment d’Allah qui a lieu en premier et qui suscite la satisfaction de celui qu’Allah a aim&eacute;. Celui qui donne quelque chose le donne pour Allah, pour la r&eacute;alisation du bien et non pas pour un bien mat&eacute;riel &raquo;&lt;br&gt;La magnification commence avec un regard de beaut&eacute; et une attitude de majest&eacute;, s’entretient avec les pr&eacute;sents, en &eacute;tant inlassablement reconnaissant envers ceux qui sont g&eacute;n&eacute;reux en couvrant notre pauvret&eacute;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;La qasida conclut : &lt;br&gt;&laquo; Gr&acirc;ce &agrave; leur noblesse, le soufisme guide par un seul coup d'œil, &lt;br&gt;Leur fa&ccedil;on d'unir les cœurs m'apparait tr&egrave;s clairement; &lt;br&gt;Ils ont toute mon affection et tout mon amour, &lt;br&gt;Eux qui sont fiers de celui qui est plein de gloire &lt;br&gt;C'est en &eacute;tant avec eux que je trouve la compagnie de Dieu. &lt;br&gt;Avec eux les fautes sont pardonnables et pardonn&eacute;es. &lt;br&gt;Que la pri&egrave;re soit sur le proph&egrave;te &eacute;lu, notre suzerain Muhammad, &lt;br&gt;Le meilleur de ceux qui se consacrent &agrave; Dieu et s'acquittent de leurs devoirs. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;   &lt;br&gt;</description>
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<title>L'opposition &agrave; l'&acirc;me [mukhalafat al-nafs]  (al-Quchayri)</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=157</link>
<description>&lt;i&gt;Traduit de la: &quot;Risala al-Qushayriyya fi 'ilm al-Tasawwuf&quot;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dieu le Tr&egrave;s Haut a dit: &lt;b&gt;Et pour celui qui aura redout&eacute; de compara&icirc;tre devant son Seigneur, et interdit &agrave; son &acirc;me de la passion, le Paradis sera alors son refuge.&lt;/b&gt;  (Qur'an 79:40-41)&lt;br&gt;&lt;br&gt;Jabir – Que Dieu soit satisfait de lui– rapporte que le Proph&egrave;te – paix et b&eacute;n&eacute;dictions d'Allah sur lui – a dit: &lt;i&gt;“Les choses que je crains le plus pour ma communaut&eacute; sont: le suivi des passions et l'exc&egrave;s d'esp&eacute;rances. Le suivi des passions d&eacute;tourne de la v&eacute;rit&eacute;, tandis que l'exc&egrave;s d'esp&eacute;rances rend insouciant &agrave; la Vie Future. Sachez donc que la lutte contre l'&acirc;me charnelle est le d&eacute;but de l'adoration.”&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quand on interrogeait les maitres Soufis &agrave; propos du sens de l'Islam, ils r&eacute;pondaient: &quot;Pourfendre l'&acirc;me charnelle par le sabre de l'opposition &agrave; elle.&quot; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Saches que celui en qui se l&egrave;vent les caprices de l'&acirc;me, les splendeurs de l'intimit&eacute; avec Dieu s'&eacute;teignent. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Dhu 'l-Nun al-Misri a dit: &quot;La m&eacute;ditation est la clef de l'adoration, et le signe de l'arriv&eacute;e au but est la capacit&eacute; &agrave; s'opposer &agrave; son &acirc;me charnelle et &agrave; ses passions. S'opposer &agrave; elles est l'abandon des d&eacute;sirs.&quot; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Ibn 'Atan a dit: &quot;L'&acirc;me charnelle est naturellement pr&eacute;dispos&eacute;e au mauvais comportement. Pourtant au serviteur de Dieu incombe l'observance du bon comportement. Par sa nature, l'&acirc;me &egrave;re dans les &eacute;tendues de la d&eacute;sob&eacute;issance alors que le serviteur s'astreint &agrave; l'emp&ecirc;cher de suivre de mauvais buts. Aussi, quiconque l&acirc;che la bride de son &acirc;me devient un complice de ses exactions.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Junayd a dit: &quot;l'&acirc;me incitatrice au mal pousse &agrave; la perdition, assiste les ennemis, suit les passions, et est suspect&eacute;e de toutes les sortes de mauvaises actions [voir Qur'an 12:53].&quot; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Abou Hafs a dit: &quot;Quiconque ne soup&ccedil;onne pas son &acirc;me constamment, ne s'oppose pas &agrave; elle tout au long de sa vie en toutes conditions, la for&ccedil;ant &agrave; accomplir des choses qu'elle n'aime pas, sera tromp&eacute;. Et celui qui approuve une chose que son &acirc;me a accompli a caus&eacute; sa propre ruine.&quot; &lt;br&gt;&lt;br&gt;En effet, comment l'homme intelligent peut il se satisfaire de son &acirc;me? &lt;br&gt;&lt;br&gt;Le noble fils du fils du noble fils du noble Joseph, fils de Jacob, fils de Isaac fils d'Abraham l'Ami Intime de Dieu a dit: &quot;Je ne pr&eacute;tends pas que mon &acirc;me est innocente, car certes l'&acirc;me de l'homme est instigatrice de mal.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;al-Junayd a dit: &quot;Une nuit d'insomnie, je me suis &eacute;veill&eacute; et j'ai accomplit une pri&egrave;re sur&eacute;rogatoire. Toutefois, je n'y trouvais pas la douceur et le d&eacute;lice que j'&eacute;prouvais habituellement en conversant avec mon Seigneur. J'en fus abasourdi. J'essayais &agrave; nouveau de dormir, mais n'y arriva pas. J'essayais de m'asseoir mais n'y arriva pas. J'ai alors ouvert la porte et je suis sorti. Je rencontrais alors un homme envelopp&eacute; dans une cape qui gisait dans la rue. Il sentit ma pr&eacute;sence et leva la t&ecirc;te en disant: &quot;Enfin tu arrives, Abu 'l-Qasim!&quot; Mais, demandais-je, avons nous donc un rendez vous monsieur?&quot; Il me r&eacute;pondit : &quot;Non, mais j'ai demand&eacute; Celui qui fait se mouvoir les cœurs d'orienter ton cœur dans ma direction.&quot; &quot;Il l'a certes fait! De quoi as tu donc besoin, demandais-je?&quot; Il m'interrogea: &quot;Quand le mal de l'&acirc;me devient il son rem&egrave;de?&quot; &quot;Quand tu interdit &agrave; l'&acirc;me ses envies, son mal devient son rem&egrave;de, r&eacute;pondis-je.&quot; Il s'adressa alors &agrave; sa propre &acirc;me et dit: &quot;Ecoute, je t'ai donn&eacute; la m&ecirc;me r&eacute;ponse sept fois, pourtant, tu as refus&eacute; de l'entendre de tous sauf de al-Junayd! Et maintenant tu l'as bien entendu!&quot; Puis il s'en alla. Je ne sus jamais qui il &eacute;tait et je ne l'ai jamais recrois&eacute; apr&egrave;s cela.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Abu Bakr al-Tamastani a dit: &quot;Echapper &agrave; sa propre &acirc;me est la plus grande des b&eacute;n&eacute;dictions, car l'&acirc;me est le voile le plus &eacute;pais entre toi et Dieu, Exalt&eacute; et Glorifi&eacute;.&quot; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Sahl al Tustari a dit: &quot;Il n'y a pas de meilleur fa&ccedil;on d'adorer Allah que l'opposition &agrave; sa propre &acirc;me et aux passions. On a demand&eacute; &agrave; Ibn 'Atan: &quot;Quelle est la cause principale de la Col&egrave;re de Dieu? Il r&eacute;pondit: &quot;Pr&ecirc;ter attention &agrave; son &acirc;me et &agrave; ses &eacute;tats. Toutefois, attendre une r&eacute;tribution pour ses actes est pire encore que cela!&quot;&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Al -Khawwas a dit: &quot;Quand j'&eacute;tais sur le mont al-Lukam, j'ai vu des grenadiers, et j'en ai d&eacute;sir&eacute; les fruits. Je m'approche alors de l'arbre et j'en pris une. Je l'ouvris, mais la trouva am&egrave;re. Je m'&eacute;loignais donc, laissant le grenadier derri&egrave;re moi. Soudain, je vis un homme &eacute;tendu sur le sol entour&eacute; de gu&ecirc;pes qui volaient autour de lui. Je le saluai et il me rendit mon salut en me disant: &quot;Et que la paix soit sur toi, Ibrahim!&quot; Je lui ai alors demand&eacute;: &quot;Comment me connais-tu?&quot; Il r&eacute;pondit: &quot;Rien n'est cach&eacute; &agrave; celui qui connait Allah le Tr&egrave;s Haut.&quot; Je lui dis: &quot;Je vois que tu as un degr&eacute; particulier aupr&egrave;s d'Allah le Tr&egrave;s Haut! Pourquoi alors ne pas Lui demander de te prot&eacute;ger et de te pr&eacute;server des tourments des gu&ecirc;pes?&quot; Il me r&eacute;pondit: &quot;Je vois &eacute;galement que tu as un degr&eacute; particulier aupr&egrave;s d'Allah le Tr&egrave;s Haut! Pourquoi alors ne pas Lui demander de te prot&eacute;ger et de te pr&eacute;server des tourments de ces grenadiers? Car la peine caus&eacute;e par le dard des grenadiers t'affligera dans l'Au Del&agrave; tandis que la douleur caus&eacute;e par le dard des gu&ecirc;pes ne m'afflige qu'en ce monde.&quot; Je l'ai alors quitt&eacute; et me suis &eacute;loign&eacute;.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il a &eacute;t&eacute; rapport&eacute; que Ibrahim b. Shayban a dit: &quot;Pendant quarante ans je n'ai dormi ni sous mon toit ni dans un quelconque endroit ferm&eacute; par une serrure. Parfois, j'ai d&eacute;sir&eacute; manger des lentilles &agrave; sati&eacute;t&eacute;. Mais cela n'advint jamais. Un jour, alors que j'&eacute;tais en Syrie, on m'apporta un grand bol remplit de lentilles. J'en ai mang&eacute; une partie et en ai laiss&eacute;. Je vis soudain des bouteilles de verres emplies de restes d'un liquide que j'ai suppos&eacute; &ecirc;tre du vinaigre. Mais quelqu'un dans l'assistance me pr&eacute;vint: &quot;Que regardes tu donc? Il s'agit de restes de vins, et ces jarres ici en sont pleines!&quot; Je me suis alors dit: &quot;Voil&agrave; mon devoir!&quot; Je suis donc entr&eacute; dans la boutique du vendeur de vin et j'ai commenc&eacute; &agrave; vider ses jarres. Au d&eacute;but, il pensa que je faisais cela par ordre du Sultan. Toutefois, quand il prit conscience que ce n'&eacute;tait pas le cas, il me livra &agrave; Ibn Tulun qui ordonna qu'on m'inflige deux cent coups de b&acirc;tons, puis me jetta en prison. J'y restais un temps, jusqu'&agrave; ce que mon maitre Abu 'Abdallah al-Maghribi entre dans le pays et interc&egrave;de en ma faveur. Quand il me vit, il me demanda: &quot;Qu'as tu fait?&quot; j'ai r&eacute;pondu: &quot;J'ai mang&eacute; des lentilles &agrave; sati&eacute;t&eacute; ainsi que deux cent coups de b&acirc;ton!&quot; Il me dit alors: &quot;Tu t'en es bien tir&eacute;!&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;al-Sari al-Saqati a dit: &quot;Durant trente ou quarante ans mon &acirc;me m'a urg&eacute; de tremper une carotte dans du sirop de datte. Mais je ne le lui ai pas permit.&quot; &lt;br&gt;&lt;br&gt;al-Sulami a dit: &quot;Mon grand p&egrave;re disait: &quot;Le malheur du serviteur r&eacute;side dans la satisfaction qu'il a de l'&eacute;tat de son &acirc;me.&quot; Je l'ai &eacute;galement entendu dire que 'Isam b. Yusuf al-Balkhi envoya une chose &agrave; Hatim al-Asamm qui l'accept&eacute;. Quelqu'un lui demanda pourquoi il l'avait accept&eacute;. Il r&eacute;pondit: &quot;Quand je l'ai pris, j'ai senti mon humiliation et sa fiert&eacute;. Si je l'avais rejet&eacute;, j'aurais ressenti ma propre fiert&eacute; et son humiliation &agrave; lui. J'ai donc pr&eacute;f&eacute;r&eacute; sa fiert&eacute; &agrave; mon humiliation, et mon humiliation &agrave; la sienne.&quot;&quot;&lt;br&gt;  &lt;br&gt;On demanda un jour &agrave; un Soufi: &quot;Je souhaite partir au hajj d&eacute;pourvu de toute provision. Il r&eacute;pondit: &quot;D&eacute;barrasse d'abord ton cœur de la n&eacute;gligence, ton &acirc;me de l'insouciance, ta langue du bavardage, puis voyages comme tu veux!&quot; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Abou Soulayman al-Darani a dit: &quot;Celui qui fait du bien dans la nuit est r&eacute;compens&eacute; durant le jour. Qui est sinc&egrave;re dans son renoncement &agrave; sa passion sera pr&eacute;serv&eacute; de devoir l'alimenter. Car Dieu est trop noble pour punir un cœur qui, pour Lui, a abandonn&eacute; sa passion.&quot; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Allah exalt&eacute; a r&eacute;v&eacute;l&eacute; au proph&egrave;te David (paix sur lui) ce qui suit: &quot;&Ocirc; David, prend garde et avertit tes compagnons contre les passions, car quand les cœurs sont attach&eacute;s aux passions de ce monde, les intelligences sont voil&eacute;es &agrave; Moi.&quot; Un homme en rencontra un jour un autre qui se tenait assis dans les airs. Il lui demanda comment il arrivait &agrave; faire cela. L'homme r&eacute;pondit: &quot;J'ai renonc&eacute; &agrave; mon d&eacute;sir (hawa) et Dieu m'a soumis l'air (hawa').&quot; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Il est dit que si la satisfaction de milles passions &eacute;tait offert &agrave; un v&eacute;ritable croyant, il les repousserait par crainte de Dieu. Toutefois, si l'on offrait la satisfaction d'une seule passion &agrave; un p&ecirc;cheur, cela repousserai la crainte de Dieu de son cœur. Il est dit: &quot;Ne met pas tes rennes dans la main du d&eacute;sir, car il t'entrainera dans les t&eacute;n&egrave;bres.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt; Yusuf b. Absat a dit: &quot;Rien n'&eacute;limine mieux les passions d'un cœur qu'une immense crainte de Dieu et qu'une lutte inlassable pour Le satisfaire.&quot; Al-Khawwas a dit: &quot;Quiconque renonce &agrave; une passion sans d&eacute;couvrir imm&eacute;diatement en elle une autre encore n'est pas sinc&egrave;re dans son renoncement.&quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ja'far b. Nusayr a rapport&eacute;: &quot;Al-Junayd m'a donn&eacute; un dirham et m'a demand&eacute; de lui acheter des figues Waziri. Je lui en ai achet&eacute;. Quand il a rompu son jeune, il pris l'une d'entre elles, la mis dans sa bouche, puis la recracha, et &eacute;clata en sanglots en disant: &quot;Eloigne les de moi!&quot; Quand je lui ai demand&eacute; la raison de cela, il r&eacute;pondit: &quot;Une voix dans mon cœur s'est &eacute;cri&eacute;: &quot;N'as tu pas honte? D'abord tu renonces &agrave; un d&eacute;sir pour Moi, puis maintenant tu y revient &agrave; nouveau!&quot;&quot;&lt;br&gt; &lt;br&gt;Les soufis disent ces vers de po&eacute;sie:&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;i&gt;&lt;center&gt;La lettre Nun dans hawan (humiliation) a &eacute;t&eacute; vol&eacute;e &agrave; hawa (passion)&lt;br&gt;Aussi, celui qui succombe &agrave; toutes ses passions est victime d'humiliation!&lt;/center&gt;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;</description>
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<title>Heureux sont les Hommes au cœur bris&eacute;...</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=156</link>
<description>En effet Dieu - qu'Il soit glorifi&eacute; et magnifi&eacute; - a lou&eacute; dans Son Livre ceux qui font preuve d'humilit&eacute; devant Lui, qui se sentent bris&eacute;s devant Sa Toute Puissance et qui s'abaissent humblement devant Lui. Dieu - qu'Il soit exalt&eacute; - a dit : &lt;b&gt;&laquo;Ils s'empressaient de faire le bien, et se montraient humbles devant Nous&raquo; &lt;/b&gt;(Coran, 21/90).&lt;br&gt;&lt;br&gt; Il a dit &eacute;galement : &lt;b&gt;&laquo;... ceux et celles qui craignent Dieu, ceux et celles qui pratiquent la charit&eacute;... &agrave; tous et &agrave; toutes Dieu a r&eacute;serv&eacute; son pardon et une magnifique r&eacute;compense.&raquo;&lt;/b&gt; (Coran, 33/35). Il a qualifi&eacute; aussi les croyants d’humbles serviteurs qui se recueillent devant Lui avec crainte et r&eacute;v&eacute;rence en accomplissant leurs meilleurs actes d'adoration et en les observant avec r&eacute;gularit&eacute; et fid&eacute;lit&eacute; : &lt;b&gt;&laquo;Certes, heureux sont les croyants qui prient humblement.&raquo;&lt;/b&gt; (Coran, 23/1-2).&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/b&gt;De m&ecirc;me, Dieu - qu'Il soit exalt&eacute; -, a r&eacute;serv&eacute; &agrave; ceux qui poss&egrave;dent le savoir le qualificatif des humbles et des recueillis lorsqu'ils &eacute;coutent Sa Parole :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Ceux qui ont re&ccedil;u (de Dieu) la science avant (Sa r&eacute;v&eacute;lation) tombent prostern&eacute;s, le menton contre Terre, lorsqu'elle leur est r&eacute;cit&eacute;e, et disent : Gloire &agrave; notre Seigneur ! Sa promesse s'est accomplie ! Ils tombent le menton contre terre en pleurant, leur humilit&eacute; s'en trouvant accrue.&raquo; &lt;/b&gt;(Coran, 17/107-109)&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Le fondement du recueillement&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le recueillement a pour origine l'attendrissement du cœur, sa sensibilit&eacute;, sa qui&eacute;tude, sa soumission, sa brisure et sa br&ucirc;lure. Car, lorsque le cœur se recueille humblement dans la crainte, il s'ensuit le recueillement de tous les membres et organes du corps parce qu'ils d&eacute;pendent de lui. Ceci conform&eacute;ment &agrave; cette parole du Proph&egrave;te - que Dieu lui accorde la Gr&acirc;ce et la paix - : &lt;b&gt;&laquo;Il existe dans le corps un morceau de chair qui, lorsqu'il est sain tout le corps est sain, est lorsqu'il est corrompu tout le corps est corrompu, et c'est le cœur.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ainsi, lorsque le cœur se recueille avec crainte r&eacute;v&eacute;rencielle, tout se recueille avec lui : l’ou&iuml;e, la vue, la t&ecirc;te, le visage, l’ensemble des organes et tout ce qu'ils expriment y compris les paroles. Voil&agrave;, d'ailleurs, pourquoi le Proph&egrave;te - Que Dieu accorde la Gr&acirc;ce et la Paix - disait pendant sa prosternation en pri&egrave;re : &lt;b&gt;&laquo;Mon ou&iuml;e, ma vue, mon esprit et mes os se recueillent pour Toi&raquo;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Un homme, parmi les anciens pieux (al-Salaf), a dit, en voyant un orant qui s'amusait avec ses mains en pleine pri&egrave;re : &lt;b&gt;&laquo; Si le cœur de cet homme &eacute;tait recueilli tous ses membres en feraient de m&ecirc;me &raquo;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est ce qui a &eacute;t&eacute; rapport&eacute; par Hudhafa - que Dieu soit satisfait de lui et par Sa&iuml;d Ibn al-Musayyid.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Le recueillement du cœur&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Al-Mas’udi rapporte d'apr&egrave;s Abu Sana, d'apr&egrave;s Ali Ibn Abi Talib - que Dieu soit satisfait de lui - &agrave; propos du sens de la parole de Dieu - qu'il soit exalt&eacute; : &lt;b&gt;&laquo;... Ceux qui prient humblement&raquo; &lt;/b&gt;(Coran, 23/1) qu'il s'agit du recueillement du cœur, de la bont&eacute; envers l'individu musulman et du fait de ne pas se retourner pendant la pri&egrave;re. De m&ecirc;me, Ata Ibn al-Sa'ib rapporte d'apr&egrave;s l’imam Ali - que Dieu soit satisfait de lui - que : &lt;b&gt;&laquo;Le recueillement c'est d'avoir le cœur recueilli et de ne pas se retourner ni &agrave; droite ni &agrave; gauche.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour sa part, Ali Ibn Abi Talha rapporte, d'apr&egrave;s Ibn Abbas, &agrave; propos du sens de la parole divine : &lt;b&gt;&laquo;Ceux qui prient humblement &amp;#61531;avec recueillement&amp;#61533;.&raquo;&lt;/b&gt;, que cela signifie qu'ils sont remplis de crainte et de qui&eacute;tude.&lt;br&gt;&lt;br&gt;De son c&ocirc;t&eacute;, Abu Shawdhab rapporte &agrave; ce sujet, d'apr&egrave;s al-Hassan, que &lt;b&gt;&laquo; le recueillement gagnait leurs cœurs ; c'est pourquoi ils ont baiss&eacute; le regard devant Lui au cours de la pri&egrave;re. &raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;De m&ecirc;me, Ibn Abi Najih rapporte d'apr&egrave;s Mujahid &agrave; propos du sens de la parole divine: &lt;b&gt;&laquo;Ils se montraient humbles devant Nous.&raquo; &lt;/b&gt;(Coran, 21/90) que cela signifie qu'ils se recueillaient humblement devant Dieu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Du reste, Dieu - Qu'il soit exalt&eacute; -, a appliqu&eacute; dans Son livre le qualificatif Khash’a (Recueilli) &agrave; la terre : &lt;b&gt;&laquo; Un autre de Ses signes : la terre que tu vois prostern&eacute;e (Khashi’a) se ranime et gonfle d&egrave;s que nous faisons descendre sur elle l'eau du ciel.&raquo;&lt;/b&gt; (Coran, 41/39).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ainsi, le fait que la terre s’agite et se gonfle, lui enl&egrave;ve son attitude prostr&eacute;e. Ce qui montre que c’est la prostration qui avait constitu&eacute; l’&eacute;tat de son repos et de son abaissement.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il en va de m&ecirc;me du cœur. Lorsqu'il se recueille, les passions et les mauvaises manies g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par l'attachement au d&eacute;sir s'assoupissent et s’apaisent. De ce fait, il se brise et se soumet &agrave; Dieu, se d&eacute;barrassant ainsi des sentiments hautains de grandeur et d'orgueil qu'il renfermait. Et, lorsque cet apaisement gagne le cœur, tous les membres et les organes, et m&ecirc;me tous les mouvements y compris les sons et les vibrations qu'ils d&eacute;gagent, se recueillent et s'apaisent.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ceci au point que Dieu - Qu'il soit exalt&eacute; - a appliqu&eacute; le qualificatif Khush’ (Recueillement) aux sons et aux voix dans cette Parole : &lt;b&gt;&laquo;Les voix se sont recueillies (Khashi`at) &amp;#61531;se feront basses&amp;#61533; devant le Tout Mis&eacute;ricordieux &raquo;&lt;/b&gt; (Coran, 20/108).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ainsi donc le recueillement (Khushu`) des voix, c'est leur silence et leur abaissement apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute;es. Du reste, Dieu - Qu'il soit exalt&eacute; - a appliqu&eacute; ce qualificatif signifiant le Khushu` (recueillement) m&ecirc;me aux visages des m&eacute;cr&eacute;ants et &agrave; leur vue au jour de la R&eacute;surrection : &lt;b&gt;&laquo;les yeux recueillis (khashi`at) &amp;#61531;baiss&eacute;s&amp;#61533;, couverts de honte ! Ce jour l&agrave; sera le jour qui leur &eacute;tait promis.&raquo;&lt;/b&gt; (Coran, 70/44).&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt; O&ugrave; dois-je Te chercher &ocirc; mon Dieu ?&lt;/b&gt; &lt;br&gt;&lt;br&gt;L'Imam Ahmad Ibn Hanbal rapporte ceci dans son livre Al-Zuhd (Le recueillement) d'apr&egrave;s `Umran al-Qasir : &laquo;Moussa (Mo&iuml;se) - que la paix soit sur lui - a dit : &lt;b&gt; &laquo;O Seigneur ! O&ugrave; dois-je Te chercher ? Dieu Lui r&eacute;pondit : cherche-Moi aupr&egrave;s de ceux qui ont les cœurs bris&eacute;s pour Moi. Car Moi, chaque jour je Me rapproche d'eux d'une brasse. Sans cela ils s'an&eacute;antiraient.&raquo;&lt;/b&gt; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Ja`far ajoute ceci : J'ai demand&eacute; &agrave; Malik Ibn Dinar :&lt;b&gt;  &laquo; comment sont ceux qui ont les cœurs bris&eacute;s &raquo; ?&lt;br&gt;Il m'a dit : j'ai interrog&eacute; mon ma&icirc;tre et il m'a dit : j'ai interrog&eacute; celui qui a interrog&eacute; Abdullah Ibn Salam sur ceux qui ont les cœurs bris&eacute;s : comment sont-ils bris&eacute;s ? Et il lui a r&eacute;pondu : Ce sont ceux dont les cœurs sont bris&eacute;s par l'amour de Dieu - Qu'Il soit magnifi&eacute; et exalt&eacute; -.&lt;/b&gt; &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Ibn Rajab Al Hanbali&lt;/i&gt;&lt;br&gt;</description>
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<title>&laquo; Celui qui aime n’attend pas de l’autre une contrepartie</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=155</link>
<description>La Hikam d’Ibn Ata Allah al Iskandari dit:&lt;br&gt;&lt;br&gt;&laquo; Celui qui aime n’attend pas de l’autre une contrepartie ,&lt;br&gt;Celui qui aime se sacrifie pour son bien-aim&eacute;. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;La mahabba remplit le cœur d’attachement et d’attirance pour une personne ou pour quelque chose qui attire l’&acirc;me, que ce soit dans ce bas-monde comme l’argent, les femmes, le pouvoir, les plaisirs terrestres ou ceux de l’au-del&agrave;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il existe plusieurs sortes d’amour : un amour bl&acirc;mable, c’est celui contre lequel Allah a mis en garde comme ceux cit&eacute;s dans le Coran : l’amour de la dunya, du pouvoir, de l’argent, des possessions. L’autre amour est celui qu’Allah a suscit&eacute; sa recherche comme l’amour d’Allah, de son Proph&egrave;te, de sa famille et de ses compagnons.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La mahabba s’exprime et se refl&egrave;te sur la personne : dans son comportement, sa fa&ccedil;on d’&ecirc;tre, d’agir et de r&eacute;fl&eacute;chir. Le cœur rempli de la mahabba est tourn&eacute; compl&egrave;tement et enti&egrave;rement vers son bien aim&eacute;. Par exemple : un homme qui aime une femme ; toute sa pens&eacute;e et sa parole est pour elle ; mais c’est un amour &eacute;ph&eacute;m&egrave;re, qui asservit et qui voile finalement car c’est l’amour d’une cr&eacute;ature. Il en est de m&ecirc;me pour l’amour de l’argent, du pouvoir ou de cette vie terrestre et de ses plaisirs et beaut&eacute;s futiles.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le vrai amour est celui d’Allah, le cœur est ainsi rempli de la lumi&egrave;re divine qui rejaillit sur la pens&eacute;e et l’action, le bon caract&egrave;re, l’invocation, et la proximit&eacute; divine des bien-aim&eacute;s d’Allah. La vraie mahabba est celle pour la face d’Allah qui efface tous les d&eacute;sirs de ce bas-monde et aussi de l’au-del&agrave;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Cet amour est un amour sinc&egrave;re, d&eacute;tach&eacute; de tout but. Car si on aime pour un besoin ou attend une contrepartie, c’est un amour incomplet. En r&eacute;alit&eacute;, on n’aime que soi-m&ecirc;me, et on ne fait que r&eacute;pondre aux passions de l’&acirc;me charnelle qui cherche toujours la contrepartie et la satisfaction de ses d&eacute;sirs. C’est un amour passionnel qui cr&eacute;e des voiles sur le cœur.&lt;br&gt;&lt;br&gt;En effet, la plupart des gens aiment et se rapprochent des autres pour un service. Par exemple les riches ou les gens de pouvoir, etc. On aime le riche pour son argent, non pour lui-m&ecirc;me, d&egrave;s qu’il sera pauvre, tout le monde lui tournera le dos ; ou encore une belle femme pour sa beaut&eacute;, une fois qu’elle n’est plus belle, on cherchera une autre. Car tout ce qui est sur cette vie terrestre est &eacute;ph&eacute;m&egrave;re et par nature s’&eacute;teint. Le coran l’affirme ainsi : &laquo; Tout ce qui est sur terre s’&eacute;teint sauf la Face d’Allah &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Enfin et surtout, le vrai amour est synonyme de sacrifice. Le faqir doit sacrifier son &acirc;me, son argent et son temps pour l’amour d’Allah et son agr&eacute;ment. Il doit r&eacute;aliser en lui-m&ecirc;me cette mahabba sinc&egrave;re pour son ma&icirc;tre qui est son guide vers Allah. C’est surtout gr&acirc;ce &agrave; sa compagnie  qu’il peut esp&eacute;rer arriver &agrave; l’amour d’Allah et de son Proph&egrave;te. La mahabba du ma&icirc;tre passe par celle des fuqaras et des cr&eacute;atures qui portent en elles la lumi&egrave;re d’Allah. L’amour du ma&icirc;tre est li&eacute; aussi au respect des bases de la voie, r&eacute;union, &eacute;coute et suivi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;C’est enfin gr&acirc;ce au ma&icirc;tre qui cultive dans le cœur du faqir cet arbre de la mahabba et lui permet de conna&icirc;tre et go&ucirc;ter &agrave; la connaissance et l’amour sinc&egrave;re d’Allah qui lib&egrave;re et apaise le cœur. &lt;br&gt;</description>
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