Communiqué des Turuq (confréries) soufies de France:

« Nous, soufis citoyens français musulmans de toutes les Turuqs (confréries), condamnons avec la plus grande fermeté les attentats barbares et inhumains.
Le soufisme, cœur de l’Islam, qui en représente la Station de l’Excellence, la voie d’amour et de paix, est un remède contre toute forme de haine et de fanatisme.
L’éducation soufie est un véritable rempart, dans notre société plurielle, contre l’instrumentalisation de nos Textes pour des fins idéologiques.
Nos pensées vont aux familles des victimes. Nous leur présentons nos sincères condoléances.
Ces attentats sont une atteinte claire à la paix, à notre UNION nationale et au bien-vivre ensemble dans notre société plurielle. De surcroît, ils vont –on le craint- contribuer à l’augmentation de l’islamophobie et de la haine contre l’Islam et les musulmans. Ainsi, cette attaque lâche a visé aussi bien les musulmans que les non musulmans !
Le terrorisme n’est pas religieux. L'Islam se désavoue du meurtre et de la barbarie. Nous condamnons toute référence à la vengeance et  toute utilisation de la violence au nom de l’une ou l’autre de nos religions.
« Allah Akbar ! » signifie : « Dieu est grand ». Il s’agit d’une invocation sacrée et d’un message d’espoir qui exprime l’émerveillement et l’exaltation spirituelle. Crier « Allah Akbar » et assassiner des gens montre l'absurdité mortifère de ces actes, la perversion et l’ignorance aveugle de leurs acteurs!

Le Bien-aimé Prophète (paix et salut sur lui), modèle de tout musulman, ne répondait jamais au mal par le mal!
‘Aïsha (que Dieu l’agrée) rapporte, dans les recueils de Hadîths (traditions) authentiques:
«Le Prophète (paix et salut sur lui) ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur » (c’est-à-dire : n’était pas rancunier).
Le Prophète (paix et salut sur lui) ne se mettait jamais en colère (sauf pour Dieu), si les gens lui faisaient du tort, il pardonnait.
Le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâ’if. Au cours de cette période, son appel n'épargna aucun des notables de la localité. Ceux-ci lui répondirent: «Sors de notre pays!». Ils incitèrent contre lui les sots. Au moment où le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) allait sortir, les sots et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus au point d'ameuter les gens autour de lui. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang.
Il s’arrêta, à un endroit, les pieds en sang, pour prier Dieu (l’invoquer)…Dieu lui envoya l’Ange Gabriel avec l’Ange des montagnes. Ce dernier lui dit : « ô Muhammad ! Je ferai ce que tu désires. Si tu veux, je peux replier sur eux les « Al-Akhchabayn » (deux montagnes situées près de la Mecque). »
Le Prophète de la miséricorde et du pardon répondit : « je n’ai pas été envoyé comme malédiction (injure) (la’’ân) mais comme miséricorde (pour les univers). Je souhaite plutôt que Dieu fasse sortir de leurs reins une progéniture qui adorera Dieu, l’Unique, sans rien Lui associer. O mon Dieu ! Guide ma tribu (mon peuple) car ils ne savent pas »
Et Gabriel (paix sur lui) dit alors suite à cela : « Dieu a raison de t’appeler le miséricordieux, plein de compassion. »
(voir :“Kitâb Badaa Al-khalq” Hadîth 1365 : dans Le sommaire du Sahîh al-Bukhârî de l’imam Zayn ad-Dîn Ahmad Ibn ‘Abd al-Latîf az-Zubaydî, tome II; page 558.)
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