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Les hommes de Dieu vivent le jeûne de Ramadan avec joie et plaisir, ils savourent chaque instant où leur corps peut tout entier témoigner son amour à l’Aimé, Lui faire ressentir son désir ardent de Le rejoindre, endurer pour Sa Face, et inlassablement patienter pour l’Union…

L’islam tout entier dans sa pratique est une épreuve de patience. Combien les amants peuvent-ils patienter devant la porte de l’Aimé, dans l’attente d’un simple signe, d’un sourire, d’un regard qui leur ouvrira le cœur et leur donnera accès à cette paix intérieure qui n’aboutit que dans l’union… ?

Combien sommes-nous à avoir versé de chaudes larmes pour l’Aimé, à avoir passé des nuits entières dans la douleur de n’être point dans la proximité, dans le désir ardent de Son Amour ?

Dans toute Sa Grâce et Sa Miséricorde, Il nous a réservé ce mois béni afin que nos désirs soient satisfaits ; et dans ce mois béni Il nous a même accordé une nuit, meilleure que mille mois d’adoration, laylatul Qadr, nuit bénie parmi les nuits de ce mois, qu’Il a dissimulée dans toute Son Infinie Sagesse, afin de voir Ses nobles serviteurs se concurrencer dans les œuvres de bien…

Et pour qui désespèrerait, Il a envoyé, par la bouche de Son Noble Messager, des paroles de réconfort… « Allah répand parfois des grâces. Mettez-vous sur leurs chemins car si une d’elle vous touche, vous ne serez plus jamais malheureux. »

Ainsi le Ramadan doit il être pour nos cœurs comme la pluie pour la terre fertile, qui lui est bienfait et épanouissement. Cette dernière l’absorbe et l’emmagasine afin de pouvoir en profiter toute l’année et donner des fruits abondants… Le cœur du croyant, abreuvé par les bienfaits de son jeûne sincère et dévoué, ne peut que donner tout au long de l’année des fruits savoureux et sains…

Profitons des bénédictions que nous avons amassées au cours de ce mois, faisons les fructifier afin de faire germer dans nos cœurs les fruits de la mahabba et de la piété. Et, si toutefois nous ne sommes pas satisfaits du travail accompli durant ce mois, ne désespérons pas de la grande Miséricorde divine et attelons nous à l’accomplissement des six jours bénis du mois de Shawwal, au sujet desquels le bien aimé nous dit « celui qui jeûne six jours après la rupture du jeûne du ramadan a complété l’année ; quiconque accomplit un bienfait le verra multiplié par dix ».

L’esprit du jeûne doit se prolonger au-delà du mois de Ramadan, perdurer tout au long de l’année, afin de nous maintenir dans cet esprit et cet élan continuel, sans faiblir ni désespérer !

Et qu’Allah nous accorde le jeûne des véridiques !