Le musulman est le frère du musulman, ils se doivent tous, selon un hadith bien connu, d'être comme les membres d'un seul corps : si un membre souffre, tous les autres membres lui doivent solidarité et soutien.

Quelque soient leurs tendances, leurs doctrines, leurs origines, ou leurs cultures, les musulmans doivent veiller à l'union, l'entente entre eux et l'entraide. Le respect des opinions et des convictions des autres est la règle d'or en Islam. Les musulmans doivent ainsi travailler en commun et être solidaire dans un esprit d'amour et de fraternité, ceci pour le bien de la communauté et de l'humanité.

Favoriser l’entente entre les musulmans est une action des plus méritoires en islam, en ce sens même la parole mensongère est licite pour réconcilier deux personnes !

Oum Koulthoùm bint 'Oqba (ra) a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allâh (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) dire : "N'est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant à chacun des deux adversaires que l'autre a dit du bien de lui" ". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Dans une autre version de Mouslim, elle dit : "Je ne l'ai jamais entendu autoriser le mensonge sauf dans trois cas :

- La guerre.

- La réconciliation des gens.

- Ce que dit l'homme à sa femme et la femme à son mari".

Allah dit dans le coran à ce sujet :

« Les Croyants ne sont que des frères. Ramenez donc la paix (la réconciliation) entre vos deux frères »

« Il n' y a rien de bon dans beaucoup de leurs conversations secrètes sauf s'il s'agit d'ordonner une aumône ou une action de bien ou une réconciliation entre les gens. Celui qui fait cela à la recherche de la satisfaction de Dieu, Nous lui apporterons un salaire immense. »

Il est important pour tout musulman, et plus encore pour tout faqir, de faire en sorte que ses frères musulmans et fouqaras soient sans cesse en bons termes, d’essayer de dissiper les malentendus et les tensions éventuelles par des bonnes paroles, et c’est là un signe de noblesse de caractère.

Selon Abou Hourayra, le Messager d'Allâh (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit : "Pour chacun de ses os, l'homme doit une aumône à chaque jour qui voit le soleil se lever. Tu arbitres en toute justice entre deux parties et tu as là une aumône. Tu aides quelqu'un à monter sur sa bête ou à charger ses bagages sur elle et tu as là une aumône. La parole gentille est une aumône. Pour chacun de tes pas vers la mosquée tu as une aumône. Quand tu retires un obstacle de la voie publique tu as encore une aumône". (Al-Boukhâri, Mouslim)

C’est de l’amour entre les fouqaras que découle ce désir de les voir sans cesse en bons termes, de sentir prospérer entre eux la mahabba et l’union. L’amour des musulmans en général est une clé essentielle de ce comportement, sidi Hamza dit à ce sujet :

Je tiens à l’amour plus qu’à toute autre chose. Prions pour que Dieu ne nous le retire pas.  L’amour entre les disciples et entre les foqaras et le maître est infini, il grandit sans cesse. On voudrait ne jamais se séparer. Cet amour est dû au secret spirituel (sirr) et existe car nous ne sommes réunis que pour Dieu. Cet amour fait tomber toutes les différences culturelles. C’est l’amour qui met les coeurs à l’oeuvre, en mouvement, qui fait agir. L’amour est la monture des esprits, c’est à travers lui que l’on connaît toute chose.

Tout, cela souligne l’importance de la réconciliation entre les gens, car Allah –Gloire à lui– a dit: [Les croyants sont des frères. Faites donc règner la paix entre vos frères et craignez Allah peut-être vous atteindrez la miséricorde.]

En outre, bien souvent l'adversité entre les gens et le désaccord engendrent la haine et l'agressivité, ce qui mène malheureusement les adversaires à la médisance, la calomnie, la raillerie, les insultes et les outrages qui sont comptés parmi les péchés majeurs !

Allah -Gloire à lui- nous dit: [ne vous moquez pas les uns des autres ! Ceux qui sont raillés valent parfois mieux que leurs persifleurs. Que les femmes non plus ne s'invectivent pas entre elles. Celles qu'on dénigre valent peut-être mieux que leurs railleuses. Ne vous calomniez pas, ne vous donnez pas de sobriquets outrageants, de telles perversions s'allient mal avec la foi que vous professez. Ceux qui ne s'en repentiront pas seront des injustes avérés.]

Le Prophète (Salut et bénédiction sur lui) nous a sans cesse donné l'exemple concernant le comportement que devait suivre sa communauté; il nous dit: "Les croyants ont de l'amour, de la compassion et de la sollicitude les uns pour les autres. Ils sont comparables au corps vivant. Quand un de ses organes se plaint d'un mal, tout le corps répond par la fièvre et l'insomnie."

Il nous dit également: "Il n'est pas permis au musulman de s'abstenir de parler à son frère plus de trois jours. Il se rencontrent et se tournent le dos, le meilleur est celui qui, le premier, adresse la parole à l'autre."

Il indique de même que le fait de semer la discorde entre les gens est considéré parmi les grands péchés qui ruinent leur auteur, c'est la calomnie que le Prophète (Salut et bénédiction sur lui) nous a conseillé d'éviter.

Lorsque la mésentente règne entre les gens, la communauté s'affaiblit, se disperse et les cœurs se séparent. Arrivée à ce stade, elle se minimise aux yeux de ses ennemis qui s'activent à la réduire à l'impuissance.

Le Prophète (Salut et bénédiction sur lui) nous à menacés et nous a avertis en disant:

"Vous êtes non loin d'une époque ou toutes les nations s'associeront contre vous, comme les affamés s'associent sur leur récipient". Les compagnons répondirent: ils nous vaincront cette époque à cause de notre minorité Ô Prophète d'Allah?

Non, répond t-il: "au contraire à cette époque vous serez nombreux, mais vous serez comme les écu mes du torrent, Allah ôtera votre crainte des cœurs de vos ennemis et lancera dans vos cœurs la faiblesse".

les compagnons demandèrent : qu'est ce que la faiblesse Ô prophète d'Allah?

Il dit: "l'attachement à la vie terrestre et la crainte de la mort."

Sidi Hamza nous dit au sujet des liens qui nous unissent :

Quand on lit la biographie du Prophète, on est frappé par la similitude entre les liens qui l’unissaient à sa communauté et ce que l’on peut vivre aujourd’hui dans la voie. En réalité, ce n’est qu’un seul et même enseignement qui se prolonge.

Quand on vit une relation de fraternité, je ne parle pas ici de fraternité au sens commun, mais de cette fraternité qui est investie d’amour, les coeurs sont en phase, les esprits sont en affinité : il circule un tel vin d’amour ! C’est cela la royauté de Dieu 

Et qu’Allah unisse nos cœurs !"