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Dieu le très haut a dit : « Et tu es certes doué d’un caractère élevé » sourate 68, verset 4.

Ghaylane ibn Jarir rapporte que Anas  a dit : « on demanda au prophète (paix et salut sur lui), lequel des croyants est meilleur, il répondit : celui qui a le meilleur caractère ».

Le bon caractère est la meilleure vertu que peut avoir un être humain. Les meilleurs des hommes sont connus par leur noblesse de comportement.

 

Aba Ali Daqaq disait que malgré tous les dons que dieu a fait à son prophète, il ne l'a loué que par sa noblesse de comportement, il a dit alors dans le coran: « Et tu es certes doué d’un caractère élevé ».

Alouassiti disait : dieu a qualifié son prophète de caractère élevé parce qu’il s'est abstenu des mondes et s’est contenté de dieu. Hussein ibn Mansour ajouta : l’indignation des gens envers lui ne lui a pas porté de préjudice, en raison de sa profonde connaissance de dieu. Abu Said al Kharraz a dit, dans l’interprétation de ce verset : tu n’avais pas d’autre volonté que dieu.

Dans un adage soufi, il est dit : « le soufisme est bon comportement, celui qui te dépasse en bon comportement te dépasse en soufisme ».

On raconte qu’Ibn Omar a dit : si vous m’entendiez dire à un esclave que dieu le maudisse, alors soyez témoins qu’il est libre.

Et on racontait aussi qu’Ibn Omar quand il voyait l’un de ses esclaves faire la prière de façon exacte, il lui redonnait sa liberté. Alors, les autres esclaves, prenant connaissance de son caractère, commencent à parfaire la prière devant lui pour obtenir leur liberté. Et quand on lui a posé la question, il répondit : celui qui nous trompe en dieu, on se tromperait pour lui.

Al fudail a dit : « si quelqu’un atteint le summum de l’excellence et qu’il avait une poule avec laquelle il ne s’est pas comporté avec bon caractère, alors il ne serait pas parmi les excellents ».

Abdullah Ibn Mohammed Razi définissait le bon comportement comme suit : mépriser ce qui émane de toi vers lui (dieu) et magnifier ce qui provient de lui vers toi.

Il a été dit que : « le bon comportement est le fait d’être proche des gens et étranger parmi eux »

Il a été dit aussi : « le bon comportement est le fait d’accepter l’aigreur des gens et l’accomplissement du devoir envers dieu sans lassitude ni angoisse »

Le Chah karmani disait : le bon comportement est le fait de s’abstenir à faire du mal et supporter les supplices.

Les compagnons et les suiveurs ont été les premiers à se réaliser par cette qualité noble, qui n’est autre que l’essence de l’Islam, puisque le prophète (paix et salut sur lui) a dit « j’ai été envoyé pour parfaire la noblesse du comportement ».

On rapporte que l’Imam Ali Ibn Abi Taleb (que dieu l’agrée) appela un de ses domestiques, celui là ne répondit pas, il l’appela une deuxième fois, et une troisième fois sans avoir de réponse. L’Imam Ali se leva pour le chercher, il le trouva allongé, il lui demanda : « tu ne m’as pas entendu quand je t’ai appelé ? », le domestique répondit : oui. Alors pourquoi tu ne m’as pas répondu ? rétorqua l’Imam Ali. Il répondit : j’ai su que je ne risque pas d’être courroucé par toi, alors je me suis paressé. L’Imam Ali répondit : tu es libre pour la face de dieu.

On raconte qu’un soldat demanda à Ibrahim Ibn Adham où se trouve la ville ? Ibrahim lui montra le cimetière. Alors le soldat le frappa jusqu’à ce qu’il commence à saigner. Lorsque le soldat partit on lui informa que cette personne était Ibrahim Bnou Adham l’ascète de Khurasan, le soldat retourna vers lui et commença à lui faire des excuses. Ibrahim lui a dit : lorsque tu m’as frappé, j’ai prié dieu pour qu’il te fasse entrer au paradis, parce que j’ai su que je vais être rétribué pour ce que tu m’as fait et je ne voulais pas récolter de toi la rétribution alors que tu récolterais de moi le châtiment.

On posa la question une fois au prophète (paix et salut sur lui) sur la malédiction, il répondit « c’est le mauvais comportement ».

On lui demanda encore une fois de prier dieu contre les mécréants, il répondit : « j’ai été envoyé comme miséricorde et pas comme bourreau ».

Extrait du livre « Risala Qushayriyya »