Il y a quelques jours, la France célébrait la journée de la femme, grande journée intégralement consacrée aux femmes de tous âges, de toutes contrées et de toutes croyances...

Qu'il est triste que sur trois cent soixante cinq jours chaque année, on ne compte qu'une seule journée d'hommage aux femmes, celles qui sont nos mères, nos soeurs, nos épouses !

A cette occasion un savant contemporain annonçait :
"en islam, chaque journée est une journée de la femme, notre vie entière est hommage aux grandes figures féminines qui ont fondé notre existence !"

Un cheikh soufi recommande souvent quant à lui :
« Prenez soin des femmes. Dieu est auprès d’elles. Le prophète Mohammad (que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui) donne son intercession en premier lieu aux femmes. Il intercède d’abord pour nos soeurs, nos mères, nos épouses. »

Il faut savoir que l'islam a beaucoup apporté à la femme, tant en ce qui concernait son statut social que son honneur, sa dignité, sa protection.

Dans les sociétés anté-islamiques, on avait pour mauvaise coutume d'enterrer les filles vivantes à leur naissance, de brûler les épouses dont le mari décédait en signe de fidélité ou même d'inclure l'épouse dans l'héritage !

C'est dire combien la femme était dépréciée, considérée comme un vulgaire objet qui ne disposait d'aucun droit !

Le Coran est fort heureusement venu abolir ces pratiques barbares, avec des versets tels que :

" Lorsqu'on annonce à l'un d'eux la naissance d'une fille, son visage s'assombrit, il suffoque, il se tient à l'écart, loin des gens, à cause du malheur qui lui a été annoncé. Va-t-il conserver cette enfant, malgré sa honte, ou bien l'enfouira-t-il dans la poussière ? Leur jugement n'est-il pas détestable ? " (Coran, 16 ;58-59.Voir aussi 43 ; 17)

“Ô les croyants! Il ne vous est pas licite d’hériter des femmes contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu’elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien” ( “An-Nissâ’” Les Femmes :19.)

Plus encore, il est touchant de constater la Miséricorde et la Considération qu'eut le Tout Puissant pour des femmes venues questionner le Prophète (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui).

Etonnées de ne voir mentionnés que des versets au masculin, elles lui demandèrent : " Pourquoi Dieu mentionne t-Il dans le Coran les croyants et ne mentionne t-Il pas les croyantes ? "La réponse se fit sous la forme du verset suivant, indiquant que les hommes et les femmes avaient le même statut vis-à-vis de leur Créateur unique :

" Oui, ceux qui sont soumis a Dieu et celles qui Lui sont soumises ,les croyants et les croyantes, les hommes pieux et les femmes pieuses ,les hommes sincères et les femmes sincères, les hommes patients et les femmes patientes ,les hommes et les femmes qui redoutent Dieu ,les hommes et les femmes qui font l'aumône ,les hommes et les femmes qui jeûnent, les hommes chastes et les femmes chastes ,les hommes et les femmes qui invoquent souvent le nom de Dieu(à tous et à toutes) a réservé(Son) Pardon et une Magnifique Récompense " (Coran,33 ;35)

Dans toute Sa Miséricorde, Dieu ne dédaigne pas de répondre aux inquiétudes des croyantes, ni même de venir à leur secours lorsqu'elles sont injustement accusées comme ce fut le cas de 'Aicha que Dieu l'agrée ! Il est à noter dailleurs qu'une sourate entière porte le nom d'une femme, Sayyida Mariam, modèle de pureté pour les Musulmans dans leur ensemble, celle qui sera la première à se placer au rang des "hommes d'élite" lorsque les anges les appelleront !

Et il n'est pas étonnant de voir cette Miséricorde divine se manifester à travers son Noble Envoyé qui, sur son lit de mort, dans son dernier souffle, n'a d'autre préoccupation que la préservation des épouses !

“La Salat, La Salat et ceux que vous avez sous la main. Ne leur faites pas subir ce qui est au-dessus de leur force. Craignez Allah (que Son nom soit glorifié), craignez Allah pour ce que vous faîtes aux femmes. Ce sont des aides entre vos mains, vous les avez prises en dépôt chez vous et vous avez scellé votre intimité avec elles au nom d’Allah.” Rapporté par Ahmed et Ibn Mâdjah.

Ne disait il pas lui même aimer le plus en ce monde les parfums et les femmes ?

Ce modèle ultime pour chacun de nous, qui ne cessa au cours de son existance de cajoler ses filles (il accomplissait la prière avec sa fille Oumayma sur le dos), de chérir ses épouses, d'encourager à la piété filiale tout particulièrement envers les mères !

Al-Aswad rapporte : “J’ai questionné ‘Âicha à propos de ce que le Messager d’Allah (B.S. sur lui) faisait dans sa maison.” Elle a répondu : “Il était au service de sa petite famille jusqu’à l’arrivée de l’heure de la “Salat” (prière) qu’il allait accomplir.” (rapporté par Al-Bukhâry)

Une autre version du hadith rapporté par Ahmed dit

“Il était comme tout être humain, il cousait son vêtement, trayait sa brebis et se servait lui-même.” Dans une troisième version “Il cousait son vêtement, réparait ses semelles et faisait ce que les hommes font dans leurs maison"

Lorsqu'un homme se rendit chez le Prophète - paix et bénédictions sur lui - et lui demanda : "Qui mérite le plus ma (bonne) compagnie ?" - Ta mère, lui répondit le Prophète. - Puis qui ?, demanda-t-il. - Ta mère, lui dit le Prophète. - Puis qui ?, demanda-t-il à nouveau. - Ta mère, lui dit le Prophète. - Puis qui ?, demanda-t-il à nouveau. - Ton père, lui répondit le Prophète"

Al-Bazzâr rapporte qu’un homme portait sa mère en faisant les circu mambulations (tawâf) du pélerinage. Celui-ci demanda au Prophète si, de cette manière, il se serait acquitté de sa dette envers elle. Le Prophète lui répondit : "Non, cela ne vaut pas un seul souffle" faisant référence aux souffles du travail et de l’accouchement et les peines qu’elle endure pour son enfant.

C'est dire combien il insistait sur l'amour et la préservation de nos filles, soeurs, épouses et mères !

En Europe, jusqu’à une époque encore récente, la femme n’avait pas le droit de paraître devant le tribunal, de voter, de signer des contrats, de vendre ou de donner quoi que ce soit sans l’association de son mari dans l’acte ou une autorisation écrite de sa part, quand la femme musulmane vivait la plus honorable, la plus noble et la plus digne vie qui soit, bénéficiant déjà de tous ces droits et bien plus encore !

Il est triste de voir qu'aujourd'hui on accuse l'islam d'enfermer la femme, de la dévaloriser, de la réduire à un être soumis et incapable, alors que ce ne sont pas là les enseignements de l'islam mais bien souvent les fruits de l'héritage de sociétés patriarcales !

Dans son esprit, l’islam a été une formidable entreprise de réhabilitation et d’émancipation de la femme, tant sur le plan historique que sur le plan spirituel.

Dieu révéla à son Prophète (paix et salut soient sur lui) des versets en leur faveur récités jusqu'à la fin des temps. Elles furent témoins de la révélation dans maintes occasions, devinrent doctes dans l'étude du Coran, dans sa compréhension en général, et dans le domaine concernant les femmes, les formalités et la façon d'adorer Dieu sans commettre d'erreurs en particulier. Elles saisirent le sens profond des ahadith du Prophète (paix et salut soient sur lui) et lui posèrent de nombreuses questions afin d'approfondir leurs connaissances.

Le Prophète portait une telle estime au savoir de son épouse Lalla Aïcha qu’il demandait à ses compagnons « Prenez la moitié de votre religion de chez Humayra (surnom de Lalla Aïcha) ».

Enfin ô combien de femmes ont obtenu le degré de saintes, vénérées et respectées par des hommes tels que Hassan Al Basri ou l'imam Ahmad ! Des femmes dont la profondeur spirituelle étaient si dense et si vive qu'elles enseignaient à leurs contemporains et les étonnaient par leur droiture et leur science !

Et que Dieu bénisse nos soeurs, nos mères, et nos filles, en fasse des femmes pures et vertueuses, et permette à chacun de les apprécier à leur juste valeur !