Le soufisme est la science par laquelle on connaît les modalités du voyage vers le Roi des rois, c’est aussi la purification intérieure des vices et l’embellissement intérieur par toutes les vertus ; ou l’effacement de la créature, qu’elle soit éperdue dans la vision (shuhûd) de la Vérité (Dieu ; Al-Haqq), ou qu’il y ait retour vers le monde manifesté (al-athar) ; son début est science, son milieu action et sa fin don (de la part de Dieu ) : (IBN ‘AJÎBA Al-Hasanî Almaghribî)



Les stations qui caractérisent les Shuyukh (maîtres) : (à savoir qu’un maître d’éducation « Sheikh attarbiya » peut être dans toutes ces stations mais il doit nécessairement être un pôle (unique pour une époque) et que le Ghawth (le secours) est au dessus de toutes ces stations et est unique).

 

 

 

 


Les vertueux (Sâlihûn) :
sont ceux dont les actions extérieures sont sans défaut et dont les états intérieurs sont marqués de droiture


Les saints (Awliyâ) sont ceux qui connaissent Dieu par vue directe(class=SpellE>Iyân). Le nom Wali est dérivé de waly
qui signifie « la proximité » (Alqurb). Ils sont en outre ceux dont l’obéissance est continuelle, dont la proximité est effective et à qui le Seigneur dispense une aide(class=SpellE>madad) permanente.

Les substituts (budalâ) sont ceux qui ont remplacé les vices par les vertus et leurs attributs par ceux de leur Bien-Aimé (Allah) ou (selon la parole du prophète de l’Islam) : ils sont du nombre de quarante et à chaque fois que l’un deux meurt il y a un autre qui naît.

Les chefs de file (Nuqabâ) sont ceux qui ont percé une brèche (naqabû) dans la création (alkawn) et ont émergé vers la vision sans limite du créateur.

Les diligents (nujabaa) sont ceux qui s’avancent (sabiqun) vers Dieu de par leur diligence ; ce sont les zélés, les doués d’entre les aspirants.

Les piquets (awtad) sont enracinés dans la gnose, leur nombre est de quatre, car ils sont en chaque époque comme les piquets marquant les quatre coins de l’univers.

Le pôle (qutb) est celui qui respecte le statut de l’univers et celui du Créateur. Il est unique. Cependant, le même terme sert à désigner ceux qui ont réalisé une station, si bien que l’on trouve à une même époque de multiples « pôle » : pôle des stations, des états et des sciences. On dit qu’un tel est le pôle des sciences, celui des états ou celui des stations, selon que l’une de ces choses se manifeste en lui de façon éminente.

Lorsque l’on veut désigner spécifiquement la station qui est l’apanage d’un seul, on parle du « secours » (al ghawth).
Le secours est celui qui dispense l’aide spirituelle (al- class=SpellE>madad al-ruhani) aux hiérarchies de saints, au najib, au naqib, aux awtads et aux abdals.
Il possède l’imâma, l’héritage, la succession ésotérique. Il est l’esprit de l’univers, autour duquel celui- ci décrit ses révolutions, ce que l’on exprime en disant qu’il est comme la pupille de l’œil. Ne connaît cette station que celui qui a reçu en partage une portion du secret de subsistance par Dieu. On le nomme « le Secours » parce qu’il exerce vis à vis des mondes une action secourable grâce à son ampleur généreuse et à son rang exceptionnel.

Il se reconnaît à certains signes. Le célèbre pôle class=SpellE>Abu l-Hassan Al-Shadhili a dit : « Le pôle possède quinze signes distinctifs. Que celui qui prétend les posséder en totalité ou en partie démontre qu’il a reçu l’aide de Miséricorde, l’impeccabilité, la lieutenance, la délégation, l’aide des porteurs du trône céleste ; qu’il montre que la réalité de l’essence englobante(class=SpellE>ihala) des qualités ; qu’il montre qu’il a reçu le don de juger et de discerner entre les deux existences, de distinguer le premier du premier ainsi que ce qui en dérive jusqu’à l’extrême limite(du rayonnement épiphanique) et ce dont l’existence(distinctive) est posée au sein de ce rayonnement, de connaître le caractère de ce qui vient avant, de ce qui vient après et de ce qui n’est ni avant ni après ; qu’il montre enfin qu’il a reçu la science du commencement, c’est à dire la science qui englobe toute connaissance et toute chose connue et ce qui s’y rapporte »