Il s’agit du Seikh Abou Saleh Mouhyidine Abdelkader Bnou Abi Saleh Moussa Al Jilani Al Hassani Al Houssayni. Les origines de son père montent jusqu’à l’Imam sayidouna Al Hassan fils de l’Imam Ali et Fatima fille de notre Prophète (SAW). Tandis que sa mère est la descendante de l’Imam sayidouna Al houssayn le frère de sayidouna Al hassan.

Le Seikh est né le 9 Rabia’ II en 470 de l’hégire à Jilane. On raconte que, pendant son enfance il s’abstenait d’allaitement pendant les jours de ramadan, signe de protection divine.

Quand il a atteint l’age d’apprendre, il s’est adressé aux grands savants de son temps. Il a appris la jurisprudence du Seikh Aboulwafa bnou Aqil, Seikh Alkoulouzani et d’autres ; les lettres de Yahya Attabrizi. Il a appris la science du soufisme du Seikh Saint Hammad Addabbas. Et il s’est vêtu de l’habit soufi de la main du juge des juges Abi Saïd Aa Moubarak Al Makhzoumi. Ainsi il s’est discipliné par les vertus de ce dernier.

Dans ses débuts il a vécu vingt cinq ans dans les déserts de l’Iraq. Il a enduré les dangers et la pauvreté. Il était habillé de laine, marchait les pieds nus et ne dormait que rarement ; il ne connaissait personne et personne ne le connaissait. Un jour il a rencontré un homme qu’il lui a donné de l’argent en son honneur, alors il a acheté du pain de semoule et s’est assis pour manger au moment où il a trouvé un papier sur lequel est écrit « les désirs ont été faits pour mes faibles serviteur pour les aider à m’adorer, mais les forts serviteurs n’en ont rien à faire » puis il a laissé la nourriture et il est parti en sachant qu’il fait partie des protégés de dieu.


Il ne restait jamais sans ablutions et à chaque fois qu’il les renouvelait il faisait deux prosternations. Ainsi il a resté sur son état de persévérance et d’adoration jusqu’à ce qu’il a eu les lumières divines et l’autorisation de l’éducation spirituelle.

Il se vêtait en savant, chevauchait le mulet et quand il parlait il se mettait sur une haute chaise. Mohamed Abou lfath Al Haroui disait «on a servi le maître (al Jilani) quarante ans et pendant toute cette période il faisait la prière de Fajr avec les ablutions de la prière de Ichaa ».

Malgré son rang entre les gens et sa renommée, il vénérait les pauvres et il s’assoyait avec eux et disait «un pauvre patient vaut mieux qu’un riche reconnaissant et un pauvre reconnaissant vaut mieux que les deux» et disait encore «ne choisissait pas à attirer un bien fait ou de repousser un mal. Le bien fait te parviendra par la destinée que tu l’attire ou non et le mal te tombera dessus que tu le repousse ou non, alors rends toi à dieu dans tout ce qu’il fait. S’il t’arrive un bien fait consacres toi à l’invocation et le remerciement et s’il t’arrive un mal consacres toi à la patience et l’accord et si tu es plus élevé que ça alors c’est la satisfaction et la réjouissance. Et sachez que l’épreuve n’atteint pas le croyant pour l’anéantir mais pour le tester».

A sa mort il disait «je demande l’aide à celui qui n a de dieu que lui, le vivant qui ne meure jamais et ne craint pas la mort. Gloire à celui qui s’est prémuni par la puissance, qui s’est approprié la pérennité et qui a anéanti ses serviteurs par la mort. Il n y a de dieu que Allah, Mohammed est le prophète d’Allah. Allah. Allah. Allah.» Puis il a rendu son âme à son dieu le samedi matin du vingt et un de Rabia’ II en 561 de l’hégire, atteignant quatre vingt et onze ans. Il a été enterré la nuit en raison du grand nombre des gens qui ont assisté à son enterrement.
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