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Étymologiquement le mot Islam veut dire soumission total à Allah et désigne aussi, l'engagement du croyant à observer les enseignement coranique et prophétique. La foi c'est croire en Dieu exalté soit-Il, en ses anges, ses envoyés, ses Livres et accepter les décrets divins dans le bien comme dans le mal. Dieu exalté soit Il dit dans le Coran ( S72,V14 ) : « Ceux qui se sont soumis ont choisie la voie la plus droite »

A ce sujet Ibn Massoud raconte (RA): « C'est comme si je regardais encore le messager de Dieu (PSL), racontant ce qui était arrivé à l’un des prophètes (PSL) lorsque son peuple le frappa, jusqu'à que le sang coula, il essuya son visage et dit : « Ô Allah, pardonne à mon peuple car il ne savent pas »

En effet, il est dit dans les « sagesses célestes » du cheikh al 'alawi « Ta nature intérieure devient la même que celle de ton compagnon. Fréquenter quelqu'un, c'est devenir comme lui ».

Abou Madyan al ghawth nous indique quant à lui « Les gens ne se sentent bien qu'en compagnie de ceux qui leur ressemblent, et on prend ses amis pour modèles ».

La fréquentation se traduit forcément par une affinité, au moins d'une certaine façon. Quelqu'un dit un jour à un connaissant: « les gens du commun disent beaucoup de bien de toi ». Ce dernier pleura et répondit: « Alors c'est qu'ils ont trouvé en moi quelque chose d'eux mêmes ! ».


Le terme « soufisme », Tasawwuf en arabe, est défini comme un enseignement initiatique, une progression spirituelle qui comporte différentes étapes de purification de l’âme. Le soufisme a été transmis dès les premiers siècles de l’Islam par de petits groupes de maîtres. C’est aux alentours du 12ème siècle que celui-ci prend une nouvelle forme en s’organisant en confréries, appelées « turuq » en arabe. La voie ou tarîqa est un ensemble de personnes qui accompagnent un maître spirituel réalisé : le Cheikh ou l’héritier mohammadien. Les turuq appliquent l’enseignement de la tradition mystique héritée du prophète (PSL) . Cet enseignement porte moins sur la doctrine juridique que sur les principes de la voie et les règles concernant les pratiques initiatiques.

 

C’est le martyr de la voie de la vérité.

Originaire de Beïza, dans la province de Chiraz. Il avait été élevé à Vaciet. Il resta pendant deux ans au service d’Abdou Allah Techteri. A huit ans il se rendit à Bagdad puis à Basra, où il resta au service de Omar Ben Osman Mekki. Abou Ya’qub Aqta’ ayant donné sa fille en mariage à Mansour, Omar Ben Osman en conçut du ressentiment contre celui-ci, qui alors quitta Basra pour Bagdad, où Djuneïd le fit vivre en retraite. Au bout de quelques temps, il partit pour la Ke’abah, dont il devint un visiteur assidu. Puis il retourna à Bagdad, où Djuneïd le recueillit dans sa maison. Comme Mansour lui posait des questions sur plusieurs points obscurs et difficiles, Djuneïd lui dit : « Ô Mansour ! il n’est pas loin le temps où tu feras rougir la tête du gibet.


Le jour où je ferais rougir la tête du gibet ? répondit Mansour.
Tu rejetteras le vêtement du derviche pour celui du commun des hommes. »