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La sincérité, c'est faire abstraction des exigences de l'âme; Lorsqu'on s'oriente vers Dieu le Très-Haut et ne compter que sur la sérénité de la certitude: ou, faire coïncider l'extérieur et l'intérieur dans les paroles, les actes et le comportement; ou tenir toujours jalousement gardés les secrets du miséricordieux.

En brève, c'est l'état de l'âme purifiée de toute préoccupation étrangère. La différence entre la sincérité et la pureté d'intention est que cette dernière empêche le péché d'association manifesté ou cacher, tandis que la sincérité annule l'hypocrisie et la complaisance trompeuse en toutes choses.

Pour illustré le rapport entre la sincérité et la pureté d'intention, on peut dire que la première est comme le lavage à l'issue duquel l'or se trouve débarrassé de sa gangue: elle préserve l'intention pure des atteinte de l'hypocrisie et la purifie du trouble de l'illusion. L'homme pure d'intention, en effet, n'est pas a l'abri des complaisance de l'âme et des sollicitation de la passion, à la différence de l'homme sincère qui, lui, chasse les complaisances trompeuses et dissipe les sollicitations; car nul ne respire le parfum de la sincérité qui se trompe lui même, ou trompe autrui, dans les petites ou grande choses.

 


L’envoyé de dieu disait encore : « il y a dans ma communauté un homme qui, au jour de la résurrection, présentera pour mes fidèles dont le nombre égalera celui des poils des moutons de Rebi’a et de Modhar » (les moutons dont les masses est les plus épaisses et les plus nombreuses que celles des moutons des autres tribus arabes).

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As Salamu ‘Aleykoum.

Mon premier contact avec la Voie Soufie, c’est la description des cercles de dhikr. Je n’étais alors pas musulman, mais ils m’ont été décrits ainsi par un ami d'alors devenu un frère aujourdhui: « Pendant que toi tu vas en soirée le samedi soir, il y’a des musulmans qui s’assoient par terre, ingénieurs comme ouvriers, côte à côte, et qui invoquent le Nom d’Allah toute la nuit à tel point qu’au matin ils sentent la présence d’Allah si fort qu’ils Le prient comme si ils Le voyaient, et qu’Il agrée leurs prières inshallah. » Malgré mon quasi-athéisme, je fus touché par la ferveur de ces réunions d’un autre monde.

 La prière révélée comme don pour l’humanité…



Le Coran déclare que tout être célèbre les louanges de Dieu, "l'oiseau en étendant ses ailes, l'arbre en projetant son ombre", mais que nous ne comprenons pas leur langage. La raison d'être de la création n'est elle pas l'adoration du Dieu Unique ? Mais si la création tout entière Le glorifie, c'est à dire fait acte de soumission en obéissant à la loi de son être propre (la pierre tombe, le feu brûle, la planète tourne), seul l'homme est libre de prier.

Cette liberté, ce don d’Allah qu’est la prière, nous a été offert lors de l’ascension nocturne du prophète saws (al isra wa al mi’raj). On sait que la prière fut prescrite lors de cette nuit grandiose. Nous savons à notre époque que lorsqu’un pays souhaite une chose importante, il en fait part à son ambassadeur. En outre, il ne lui suffit pas d’envoyer à cet ambassadeur un message dans la valise diplomatique. Bien au contraire, il le convoque pour qu’il se présente en personne. Or, le Prophète — paix et bénédiction sur lui — est l’Ambassadeur de Dieu vers Sa création — à Dieu appartient cependant le meilleur exemple. Ainsi, Dieu convoqua Son Ambassadeur, le fit voyager de nuit, puis le fit monter jusqu’au Jujubier de la Limite. Et c’est là que furent prescrites les cinq prières quotidiennes.

Tous les cultes furent prescrits sur Terre, excepté la prière qui fut prescrite au Ciel. Ceci constitue une preuve de l’importance capitale de ce culte, de ce devoir et de ce pilier de l’Islam. La prière est ainsi le vestige qui nous reste de ce Voyage, le seul vestige matériel qui nous reste. En effet, la prière constitue l’ascension propre de chaque Musulman, l’ascension spirituelle qui lui permet de s’élever jusqu’à Dieu — Exalté soit-Il. C’est comme si le Messager nous était revenu avec un présent de son Voyage grandiose. Ce présent consiste précisément en cette prière que le Musulman doit accomplir en signe d’adoration de Dieu — Exalté soit-Il.

La prière est ainsi donc l’ascension propre de chaque Musulman. Si le Prophète — paix et bénédiction sur lui — monta vers les cieux les plus élevés, sache que tu as à ta disposition une ascension spirituelle par laquelle tu peux monter indéfiniment vers Dieu — Exalté soit-Il -, et ce, grâce à la prière, au sujet de laquelle, le Très Haut dit dans un hadith sacré : « J’ai partagé la prière en deux parts, l’une pour Moi, l’autre pour Mon Serviteur, et à Mon Serviteur ce qu’il demande. Si Mon Serviteur dit : « Louanges à Dieu, Seigneur des Mondes. », Je dis : Mon Serviteur M’a loué. S’il dit : « Le Clément, le Miséricordieux. », Je dis : Mon Serviteur M’a rendu les hommages. S’il dit : « Le Maître du Jour de la Rétribution. », Je dis : Mon Serviteur M’a glorifié. S’il dit : « C’est Toi que nous adorons et c’est Toi que nous implorons. », Je dis : Cela Nous concerne Moi et Mon Serviteur, et à Mon Serviteur ce qu’il demande. S’il dit : « Guide-nous vers le droit chemin. Le chemin de ceux que Tu as comblés par Tes bienfaits, non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère ni de ceux qui se sont égarés. », Je dis : Cela est pour Mon Serviteur, et à Mon Serviteur ce qu’il demande. »

Il faut savoir que la prière a été révélée pour tous les prophètes, comme signe d’adoration du Seigneur :

Saydunna Ibrahim, « Mon Seigneur, fais de moi celui qui accomplit la prière, fais le aussi de mes descendants, notre Seigneur, accepte mon invocation ». (S 14, V 40)

Saydunna Ismaël, « Il enjoignait aux siens la prière, la pureté, il agréait à son Seigneur ». S19 V55

Saydunna Mussa, à qui il fut crié : « Moi, c’est Moi Dieu, il n’y a de Dieu que Moi, adore moi donc, accomplis la prière en rappel de Moi ». (S20 V14)

Saydatuna Maryam, quand les anges lui dirent « Mariam, soit dévote envers ton Seigneur, incline toi et prosterne toi avec les prosternants » (S3 V43)

Saydunna Issa : « Dieu m’a rendu béni où que j’aille, m’a recommandé la prière, le prélèvement purificateur, pour tant que je vivrai » (S19 V31)

Saydunna Muhammad, sceau des prophètes : « Ordonne aux tiens la prière, sois y toi-même constant » (S20 V132)

Une tradition rapporte qu’au moment de sa mort, le prophète rappela cet ordre et mourut en disant «as salat, as salat »…


« ‘Aqimou as-Salât’ »…



Il est intéressant de remarquer que le Coran ne donne jamais l’injonction « Sallou », mais toujours « aqimou as asalat ! » ce qui ne signifie pas simplement « priez », mais « accomplissez la salat », établissez la, édifiez la. En ce sens, nous nous devons de faire en sorte que notre prière soit la meilleure possible, comme s’il s’agissait de la dernière, dans un esprit d’humilité, de présence du cœur (khuchu’) et d’amour.

On demanda un jour à l’imam Hâtem Al ‘Assam comment il faisait pour se soumettre complètement dans sa prière et il répondit : « Je prie comme si la Kaaba était entre mes yeux, ‘as-sirâte sous mes pieds, le Paradis à ma droite, l’Enfer à ma gauche, l’Ange de la mort derrière moi, le Prophète me regardant attentivement, je dis « Allahou Akbar » avec glorification, je lis avec méditation, je m’incline avec modestie, je me prosterne avec humilité et j’assemble dans ma prière ma crainte d’Allah et mon espoir de Clémence de Sa part puis je termine ma prière, en me demandant si ma prière a été acceptée ou pas ».


La prière est la colonne dorsale ('imâd ad-dîn) de la foi
et la tâche éclatante des actes de dévotion (at-tâ'ât).



Beaucoup de traditions ont été rapportées sur les mérites de la prière dont le recueillement (al-khushû') est l'une des meilleures règles de bienséance. Ainsi on rapporte, d'après 'Uthmân ibn 'Affân - ??? ???? ??? - que le Prophète - ??? ???? ???? ???? ???? - a dit : « Pour tout individu qui, à l'heure de la prière prescrite, accomplit bien ses ablutions et l'observe convenablement dans un parfait recueillement, cette prière constitue une expiration pour les péchés commis auparavant tant qu'il n'aura pas commis un péché majeur. Et ceci lui est assuré pour toute sa vie ».

Lorsqu'il se met en direction de la qibla, le croyant se détourne de toutes les directions et tourne son visage dans la direction de la Maison d'Allah - ???? - . Il doit savoir que tourner son cœur vers Allah - ???? - est plus important que tout le reste. Or, il ne se tourne dans la direction de la Maison d'Allah - ???? - que s'il se détourne de tout le reste, de même que son cœur ne se tourne vraiment vers Allah - ???? - que s'il se détourne complètement de tout ce qui est autre que Lui.
ô orant ! (ayyuhâ l-musallâ) Lorsque tu prononces le premier takbîr (le fait d'affirmer la Grandeur d'Allah) que ton cœur ne démente pas ta langue parce que s'il y a dans ton cœur quelque chose de plus grand qu'Allah - ???? - tu as menti. Prends garde à ce que le désir soit chez toi plus grand en préférant la soumission à ta passion plutôt que d'obéir à Allah - ???? -.

Ensuite, lorsque tu cherches refuge auprès d'Allah par la formule d'al-isti'âdha, sache que celle-ci est une demande de protection auprès d'Allah - ?????? - . Aussi si tu ne te réfugies pas avec ton cœur, tes paroles sont vaines. Donc comprends bien le sens de ce que tu récites et sois présent avec ton cœur dans la compréhension en disant : { Louange à Allah, le Seigneur des mondes }. Représente-toi également Sa bienveillance en disant : { Le Tout-Miséricordieux, Le Très Miséricordieux } , ainsi que Sa Grandeur en disant : { Le Roi du jour du jugement }, etc. au fur et à mesure que tu avances dans ta récitation.

On rapporte que Zarâra Ibn Abî 'Awfa - ??? ???? ??? - tomba raide après avoir récité le verset suivant au cours de sa prière : Lorsque l'on sonnera de la Trompette (Qu'rân : [74]- 8). En se représentant ce verset, il fut si profondément ému, qu'il perdit la vie.


Les prières des hommes vertueux…



Le prophète saws disait au muezzin (Bilal) : « Ô Bilal, réconforte-nous par la prière ». la prière, rencontre avec le Seigneur, était pour lui un véritable réconfort face aux épreuves … Et c’est la raison pour laquelle il nous est recommandé, à chaque épreuve, à chaque tristesse, à chaque moment de solitude, de nous tourner vers la prière car elle est un réconfort pour les croyants !

On dit de Sufyan atthawri que quand on le voyait prier on aurait dit qu’il allait mourir à cet instant. Il y a un hadith qui dit « Priez la prière du partant ». Priez comme si c’était votre dernière prière sur terre et que vous alliez mourir juste après.

Quant à ‘Orwa Ibn Az zoubayr, il avait une maladie au pied et on devait le lui amputer alors on lui a proposé de le droguer pour qu’il ne sente rien, mais il refusa. On lui proposa alors de le frapper sur la tête pour l’assommer, mais c’était trop dangereux parce qu’il risquait la mort puisqu’il était très vieux. Ne sachant que faire, on lui demanda une solution et il répondit : « Laissez-moi prier, lire, méditer, m’incliner puis attendez que je me prosterne et faites de mon pied ce que vous voulez ». Ils firent comme il l’avait dit et attendirent qu’il se prosterne et à ce moment, le médecin commença à lui amputer le pied. Il ne criait pas, il ne faisait que dire « La ilaha illa Lah » (Il n’y a pas de divinité sinon Allah) « Astaghfirou Lâh » (je demande pardon à Allah) « Alhamdou lilah » (louanges à Allah) « Allahou Akbar » (Allah est plus Grand). Puis le sang coulait de plus en plus et on apporta de l’eau bouillante pour l’arrêter et à ce moment, ‘Orwa s’évanouit. Quand il se réveilla, il dit : « Par Allah, je n’ai rien éprouvé comme douleur jusqu’à ce que l’eau bouillante touchât mon pied ».

Avant la prière, Ali ibn Abi Talib devenait pâle, très pâle et on lui a demandé ce qu’il avait, pourquoi il pâlissait, alors il répondit : « Savez-vous devant qui je vais me placer ? »
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