Elle vivait à Séville. Quand je la connus, elle avait déjà quatre-vingt-dix ans et se nourrissait des restes d'aliments que les gens laissaient à la porte de leurs maisons. Bien qu'elle fût si vieille et mangeât si peu, j'avais presque honte de regarder son visage tant il était rose et frais. Sa sourate personnelle était la Fâtihah. Elle me dit une fois : « La Fâtihah m'a été donnée. Elle est à mon service pour tout ce que je veux faire. »

Deux de mes compagnons et moi lui construisîmes une hutte de roseaux pour qu'elle y vive. Elle avait coutume de dire : « De tous ceux qui viennent me voir, personne ne m'émerveille qu'un Tel » (en fait, il s'agissait de moi). Quand on lui en demanda la raison, elle répondit : « Les autres viennent me voir avec une partie d'eux-mêmes, laissant chez eux l'autre partie, tandis que mon fils Ibn `Arabî est une consolation pour moi (litt. " la fraîcheur de mes yeux "), car lorsqu'il vient me voir, il vient tout entier ; quand il se lève, il se lève avec toute sa personne et quand il s'asseoit, il s'asseoit avec toute sa personne. Il ne laisse rien de lui-même ailleurs. C'est ainsi qu'il conviendrait que l'on fût sur la Voie. »

Louange à Dieu qui a rempli de son amour les cœurs de ses saints. Il les a préparés intérieurieurement pour qu’ils acquièrent Sa connaissance et que la prière et la bénédiction soit sur notre Prophète, source de science et de lumière et que Dieu soit satisfait de ses compagnons pieux et de sa famille pure.

Dieu a dit : « O croyants, Dieu substituera à ceux qui renoncent à leur religion un peuple qu’Il aimera et qui l’aimeront. » ; et Dieu dit aussi à travers la bouche de son Prophète dans le Saint Coran: « Si vous aimez Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera et vous pardonnera vos pêchés ».

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Garde-toi surtout de vouer ton hostilité aux gens de la formule « la ilaha illa Allah » (Il n'y a de dieu que Dieu), car elle procure de la part de Dieu la protection générale. En effet ces gens sont les amis de Dieu. Même s'ils pèchent et apportent avec eux de quoi emplir la terre de péchés sans rien associer à Dieu, Dieu les recevra avec leur équivalent en matière de pardon. C'est que, concernant celui dont la sainteté est confirmée, il est absolument interdit de le combattre. Et pour celui qui a combattu Dieu, Dieu a déjà indiqué sa sanction en ce bas-monde et dans la vie future.

 


Le saint Coran fait mention de cette intention, conditionnée par le bais de diverses expressions comme « vouloir l'Au-dela », « vouloir la face d'Allah », « rechercher Sa face » ou encore « rechercher Son agrément ».

Allah (SWA) dit : « Il en était parmi vous qui désirait la vie d'ici bas et il en était parmi vous qui désirait l'au-dela » sourate Al Imran, verset 152.

« Quiquonque veut la récompense d'ici-bas, nous lui en donnons une part. Et quiquonque veut une récompense de l'Au-dela, nous lui en donnons une part ». Sourate Al Imran, verset 145.