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Dans son livre « al-miftâh al-falâ», Ibn ‘Ata Allah écrit que le dhikr consiste à se libérer de la négligence et de l’oubli au moyen de la présence permanente du cœur avec le Vrai (al-Haqq).
Shaykh Abdel-Kader Aîssa, dans son « Fad’il ad-dhikr », écrit : "La pratique du dhikr est à l’origine de toutes les stations depuis celle de l’éveil jusqu’à celle de la réalisation de l’Unicité de Dieu. Et c’est par les fruits du Dhikr que les novices obtiennent leurs connaissances et leurs états. (…) Le dhikr est le fondement de chaque station."
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 A l’heure actuelle, peu de notions en islam ont été la cause de polémique autant que le concept de bida’, i-e innovation blâmable : rajouter à la religion des éléments qui n’existaient pas du temps du Prophète (S).

 Une parole prophétique très célèbre dit : « Faites attention aux choses nouvelles, car toute nouveauté est une innovation, et toute innovation est un égarement, et tout égarement mène à l’Enfer » (Abou Daoud)

Les savants ont dit que cette parole ne fait pas référence à l’ensemble des choses nouvelles sans restriction, mais seulement à celles dont la licéité, la validité, la permission n’est pas attestée par les textes sacrés (le Coran et la Sunna du Prophète (S)). L’expression « toute innovation » n’est pas à prendre dans un sens absolue.

 


Le pacte avec le murshîd consiste en un acte d’allégeance avec le murshîd dans la voie de l’abandon des défauts de l’âme et le revêtement des attributs nobles (makarim akhlaq), ainsi que la réalisation du pilier de l’Ihsan (la pureté adorative et le bon comportement). Ce pacte est véritablement un engagement avec Allah, et il se fonde historiquement sur le serment prêté par les musulmans à Hudaybiyya (Bay’at-al-ridwân) au Prophète pour renouveler leur confiance et leur engagement dans la voie prophétique.


- Considérée comme l’une des grandes saintes de l’Islam, Rabi’a al-‘Adawiyya (m. 185H./801 J.C.) est la figure qui illustre par excellence la sensibilité de l’amour spirituel féminin. Elle fut parmi les autres saintes, celle qui a le plus exprimé son Amour pour Le Seigneur par ses actes, ses paroles et ses poèmes.

- Elle refusa la demande en mariage, faite par de riches et pieuses personnes, et mena une vie de célibat consacrée exclusivement à la dévotion, à la contemplation et au pur Amour de Dieu. Et en ce sens, elle contribua grandement à l’apparition de cette piété féminine qui allait marquer de son empreinte toute la postérité.

- Grâce à ses nombreux disciples, son rayonnement spirituel demeure vivace et son expérience personnelle continue de susciter bien des vocations jusqu’à nos jours. Ces disciples ont su transmettre sa doctrine d’Amour que résume cette confidence de Rabi’a :

« Mon Dieu, si je T’adore par crainte de Ton Enfer, brûle-moi dans ses flammes, et si je T’adore par crainte de Ton Paradis, prive m’en. Je ne T’adore, Seigneur, que pour Toi. Car Tu mérites l’adoration. alors ne me refuse pas la contemplation de Ta Face majestueuse ».