| Le dhikr |
|
|
|
| Islam & Soufisme - Le Tassawuf (soufisme) | |||
|
En ce qui concerne l’invocation par les différentes formules dont la plus importante est « Lâ Ilâha illa Allah » on peut citer les versets suivants qui incitent le croyant à invoquer Dieu abondamment : « Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent (s’apaisent) à l’invocation d’Allah, n’est-ce point par l’invocation d’Allah que se tranquillisent (s’apaisent) les cœurs »[3]. «O, vous qui croyez ! Invoquez Allah d’une façon abondante »[4]. « La prière éloigne l’homme de la turpitude et des actions blâmables, mais l’invocation du nom de Dieu est ce qu’il y a de plus grand »[5].
Le parole (Lâ Ilâha ila Allah) était le premier message passé par le prophète Sidna Muhammad (paix et salut sur lui) à sa communauté, il n’y avait pas de prescriptions autre que le Dhikr au début de la communication de l’Islam, car c’est par le biais de l’invocation abondante du Seigneur qu’on L’aime et qu’on obéit par conséquent sans peine à toutes Ses prescriptions. ‘Abdullah Ibn Busr –que Dieu l’agrée- a dit : un homme s’interrogea : « O Messager de Dieu ! Je trouve que les lois divines sont trop nombreuses, indique-moi une à laquelle je m’attache le plus ». Le prophète (paix et salut sur lui) lui répondit : « C’est, que ta langue ne cesse de mentionner Dieu »[6]. Par la mention abondante de Dieu on finira par L’aimer et L’adorer comme Il Se doit, et inversement si on L’aime, on se lassera jamais de Le mentionner.
Et Mu`âd Ibn Jabal a dit suite à ce Hadîth : « Il n’y a pas de chose qui éloigne du châtiment de Dieu autant que l’invocation de Dieu. ».[8]
Abû Mûsâ Al-Ash‘arî -que Dieu l’agrée- a dit : le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Celui qui invoque Dieu et celui qui ne L’invoque pas, sont comparables au vivant et au mort ».[9]
‘Abd Allah Ibn ‘Abbâs dit « l’interprète du Coran »[18] [que Dieu l’agrée] dit : « Chaque fois que Dieu impose à son serviteur une Obligation, il donne à celle-ci une limite définie et il a excusé les personnes qui n'ont pas accompli cette obligation dans les cas de difficulté ou d'inaptitude, sauf pour le Dhikr, pour lequel Dieu n'a imposé aucune limite et pour lequel il n'a excusé personne s'il ne l'accomplit pas sauf s'il n'a pas ses facultés intellectuelles lui permettant d'être responsable de ses actes. Dieu a ordonné son invocation dans toutes les situations, c'est ce qui est dit dans le verset « ceux qui invoquent Dieu debout assis et couchés[19] », Dieu a dit aussi " Ô croyants, invoquer Dieu abondamment » (c'est-à-dire :) nuit et jour en terre et en mer, en voyage ou chez vous, dans la richesse et la pauvreté, quand on est en bonne santé ou malade, secrètement ou ouvertement et dans toutes les situations. »
Notes : [1] Nul ne peut prétendre aimer le Prophète sans prier sur lui abondamment (car si on aime quelqu’un on ne cesse de l’évoquer) : « Dieu et Ses Anges bénissent le Prophète. O vous qui avez cru ! Invoquez pour lui (priez sur lui) sans cesse la bénédiction et le salut de Dieu » Sourate al-Ahzâb, 33, verset 56 Ce verset est la preuve irréfutable que la prière surLa prière sur le Prophète n’est pas spécifique. Les formules de prière sont innombrables et sa pratique n’est pas confinée à un lieu ou un moment précis.
Selon ‘Umar – que Dieu l’agrée –, le Prophète - que
Et dans le Hadîth Sahîh de Al-Bukhârî, il est rapporté : « A chaque fois que quelqu'un prie sur moi, Dieu me rend mon âme pour que je lui rende son salut. » Et il est rapporté aussi :« A chaque fois que quelqu'un prie sur moi une fois, Dieu prie pour lui 10 fois. »(Tradition rapportée par Al-Bayhaqî) Dans une Tradition rapportée par Ahmad et At-tirmidhî, Ubayy Ibn Ka'b demanda au Prophète - que« "Ô Messager d’Allah, je fais beaucoup de prières. Quelle proportion [de supplications] dois-je faire pour toi ?"
Le Prophète - que
"Ce que tu veux." Ubayy dit alors: "Le quart ?"
Le Prophète - que
Ubayy dit alors: "La moitié ?"
Le Prophète - que
"Ce que tu veux. Si tu fais plus ce sera mieux pour toi." Ubayy dit alors :" Alors toute ma prière sera alors pour toi."
Le Prophète - que
"Si tu fais cela, alors tous tes tracas disparaîtront et tes péchés seront pardonnés." » [2] Le Faqîr (disciple d’une voie spirituelle) organise sa journée pour concilier entre son travail et les invocations : outre les prières obligatoires et les piliers de l’Islam, le Faqîr lit régulièrement le Coran (deux hizb par jour pour ceux qui peuvent), prie sur le Prophète (paix et salut sur lui) et invoque abondamment Dieu en respectant les convenances du Dhikr (s’assoire en direction de [3] Coran : Sourate 13, verset : 28. [4] Coran : Sourate 33, verset : 41. [5] Coran : Sourate 29, verset : 45. [6] Rapporté par At-tirmidhî : le Dhikr rend les actes d’adoration plus aisés à accomplir et permet plus de présence avec Dieu dans ces actes. [7] Hadîth Sahîh, rapporté par Ibn Mâja et At-tirmithî. [8] Ce bas monde ainsi que tous ce qu’il contient est maudit, sauf l’invocation, ce qui s’y rattache et la science utile (pour celui qui l’apprend et celui qui l’enseigne), nous informe notre bien aimé Prophète (paix et salut sur lui) : Sunan At-tirmithî, le livre du Zuhd. [9] Tradition rapportée par Al-Bukhârî, Hadîth 2089 (p 872) : le livre des invocations (73): « le sommaire du sahih al-bukhârî » par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome II). [10] Hadîth rapporté par Al-Bukhûrî et Muslim selon Abû Mûsâ Al-ash‘arî. [11] Rapporté par Al-Bukhârî, Hadîth 2224 (p 931) le livre de l’Unité de Dieu et de la réponse adressée aux Jahmiyyas et aux autres : « le sommaire du sahih al-bukhârî » par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome II). Dans une autre version : Le prophète (paix et salut sur lui) dit, Dieu dit : « Je suis avec mon serviteur tant qu’il M’invoque, et que ses lèvres bougent avec mon Nom (Mon invocation) » : Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. [12] Sourate 20, verset : 124. [13] Sourate 4 versets : 142 et 143. [14] Coran : Sourate 18, verset : 28. [15] Rapporté par Muslim dans le chapitre de l’invocation et de la prière : le mérite de la réunion pour lire le Coran et pour invoquer Dieu : hadîth numéro : 2700. Le prophète paix et salut sur lui compare aussi les assemblées de Dhikr, dans un autre Hadîth, aux jardins du Paradis. [16] Tradition rapportée par Al-Bukhârî, Hadîth 60 (p 37) : le livre de la science (3) dans « le sommaire du sahih al-bukhârî » par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome I), rapporté aussi par Muslim. [17]Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre des mérites du Dhikr : 11/177,179, rapporté aussi dans « Sommaire du Sahîh Al-Bukhârî (At-Tajrîd As-Sarîh) » : auteur : Imam Zein Ed-dine Ahmad Ibn Abdul- Latif Az-zoubaidi : traduction Fawzi Chaaban : (Tome II , p : 434, Hadîth 2090) et Muslim dans le chapitre du mérite des assemblées de Dhikr : Hadîth numéro 2689 : il est même rapporté que chaque réunion entre musulmans qui ne comporte pas une invocation ou une prière sur le prophète (paix et salut sur lui) sera un regret (shirratun) au jour du jugement (pour les gens réunis). [18] En effet, le prophète (Bénédiction et salut sur lui) a dit d’Ibn ‘Abbâs (que Dieu l’agrée) qu’il était « l’interprète du coran » (turjumân al-qur’ân). Les explications que ce compagnon donne des versets du Coran font référence chez tous les savants musulmans. Ainsi, selon l’explication d’Ibn ‘Abbâs, « adorer Dieu » c’est connaître Dieu et on ne peut adorer ce que l’on ignore : la porte de la connaissance c’est donc l’invocation ‘Dhikr’. Certains savants musulmans ont précisé que cette connaissance de Dieu dont il est question dans le verset suivant : « Je n’ai créé les djinn et les êtres humains que pour qu’ils M’adorent », n’est pas la connaissance que l’on acquière à travers les livres et qui est généralement désignée par « sciences exotérique » (‘ilm al-zâhir), science intellectuelle, accessible par la raison. Au contraire, cette connaissance (ma’rifa), dit aussi « science ésotérique » (‘ilm al-bâtin), ou encore « science venant de Dieu » (‘ilm ladouni), est une science du cœur : donc accessible par l’invocation de Dieu et la compagnie des gens de l’invocation. [19] "Ceux qui invoquent Dieu, debout, assis, couchés et méditent sur la création des cieux et de la terre…" Sourate 3, versets: 190-191 [20] Nombreux sont ceux qui aujourd'hui discourent sur la licéité de l'usage du chapelet (subha). Certaines personnes, qui se considèrent doctes, ont émis un avis défavorable à son utilisation, la qualifiant d'innovation blâmable (bid'a) en argumentant de la faiblesse deshadîths utilisés. En premier lieu, il est bon de rappeler que, par consensus des savants, une tradition, même faible, permet de classer une pratique dans la catégorie des pratiques recommandées (mustahabb). L'imâm Jalâl-al-ddîn al-Suyûtî dans son livre "al-Minha fî as-subha" ("Les bienfaits du chapelet") a réuni beaucoup d'informations et de réflexions sur ce sujet. Il cite notamment un hadîthmarfû' rapporté par 'Alî: « Quel excellent moyen de se souvenir de Dieu que le chapelet! » 'Abd-Allah, le fils de Ibn Hanbal, rapporte dans les "Zawâyid az-zuhd" que Abû Hurayra « avait un fil qui contenait mille nœuds; il ne dormait pas avant de glorifier Dieu autant de fois qu'il y avait de nœuds ». Selon d'autres sources, Abû l-Dardâ' faisait de même. On rapporte que Jâbir a dit qu’une femme a vu Fâtima, fille d’al-Husayn, petit fils du Prophète –que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui -, en train d’invoquer en utilisant un fil composé de plusieurs nœuds. Abû Dawûd, At-tirmidhî, Nasaî et al-Hâkim dans leur compilation de ahadîth ("Sunan") rapportent d’après une chaîne de garants authentiques que Sa‘d Ibn Abî Waqqâs et l’Envoyé de Dieu - que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui- s’étaient rendu chez une femme qui utilisait des noyaux de dattes ou des petits cailloux qui lui servaient de chapelet. Le Prophète lui a dit : « Je vais t ‘apprendre quelque chose de meilleur pour toi. Dis : "Gloire à Dieu autant de fois que le nombre de Ses créatures. Gloire à Dieu autant de fois qu’Il est satisfait de Lui-même. Gloire à Dieu autant de fois nécessaire pour transcrire Ses paroles. " » Ibn ‘Âbidîn, le savant hanafite, considère que ce hadîth légitime l’usage du chapelet, puisque le Prophète (paix et salut sur lui) ne l’a pas interdit, mais il lui a juste conseillé d’effectuer des pratiques qui seraient pour elle plus facile à exécuter. Si le chapelet était illicite, il le lui aurait interdit. On rapporte que le Prophète a dit : « Quiconque dit 70000 fois : "Pas de divinité si ce n’est Allah", Dieu interdit qu’il aille en Enfer. » Or, comment compter 70000 fois une invocation sur ses doigts, sans utiliser un instrument qui permet de ne pas se tromper. Une règle juridique bien connue considère que les moyens utilisés pour effectuer une pratique recommandée sont aussi conseillés. En conséquence, le dhikr (invocations) est légitimé par un très grand nombre de hadîths, donc les méthodes qui facilitent cette pratique (le chapelet par exemple) sont recommandées également. Les savants de la communauté sont unanimes à préconiser l’utilisation de la subha. Ibn Al-jawzî, le célèbre théologien, a dit: « Le chapelet est recommandé (mustahabb) en se référant au hadîth de Sâfiyya qui "glorifiait Dieu" en utilisant des noyaux de dattes ou de petits cailloux. Le Prophète a approuvé son procédé. Encore faut-il que son but ne contredise pas son objet. » Shaykh Muhammad Ibn 'Allân, dans "Al-Futuhât ar-rabbâniya 'alâ al-adhkar an-nawâwiyya" écrit: « L'emploi du chapelet se justifie davantage quand il s'agit de compter de nombreuses invocations. En comptant avec les doigts ou avec autre chose, l'esprit, absorbé par cette comptabilité, peut être distrait du contenu du dhikr. » Le sheykh Abdel-Kader Aïsa, dans son livre "Les Vertus du Dhikr", observe que « le serviteur invoque Son Maître (…) [en] utilisant un chapelet qui lui permet de compter ce qu'il veut atteindre comme nombre désiré sans se fatiguer par un comptage mental.» voir : Shaykh Abdel-Kader Aïsa, Les Vertus du Dhikr, éd. : Iqra, 1996.
|
| Le Tassawuf (soufisme)Le Bon Comportement Dieu le très haut a dit : « Et tu es certes doué d’un caractère élevé » sourate 68, verset 4. Ghaylane ibn Jarir rapporte que Anas a dit : « on demanda au prophète (paix et salut sur lui), lequel des croyan [ ... ] |
La Tariqa Qadiriyya Butchichiya: Voie VivanteL’histoire de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiya C’est à travers une longue succession d’éducateurs spirituels que la Tariqa al Qadiriyya s’est développée au Maroc. Plusieurs gnostiques vont à travers les siècles revivifier la tariqa al Qadiriyya qui va successivement adopter [ ... ] | |
| Islam du Juste MilieuAt Tawakkul, la Remise Confiante en Dieu
1) Définition |
SpiritualitéLes bienfaits du Dhikr
"« Il y a dans le dhikr plus de cent avantages | |
| Patrimoine SoufiLes bienfaits de la Prière sur le Prophète (al-Jazuli) Extrait du Dalail Khairat de l'imam al Jazuli : Chapitre sur (les bienfaits) de la prière sur le prophète Prière d'Allah sur lui et son Salut . | Autres articles | |
“
| Sidi al-Hajj al-‘Abbas Qadiri Boutchich |
|
Il n'en reste pas moins que vous vous posez un certain nombre de questions, qui méritent un complément de conseils et d'explications, à propos de cette responsabilité que la providence divine m'a confiée voici quelques années.
Mes enfants, mes frères en Dieu:
Vous avez dû comprendre, à travers nos précédentes discussions, que la voie soufie que suivent nos ancêtres depuis un siècle et demi est la voie qadiria, qui est une grâce parmi les grâces du connaissant de Dieu, l'éduqué avec le secret divin, celui qui bénéficie de l'assistance du prophète paix et salut sur lui, celui qui est notre grand père le plus élevé, notre maître Abd el Qadir al Jilani, que Dieu nous fasse bénéficier de sa grâce.
|
| Lire la suite... |