le Pouvoir Chérifien et l'autorité soufie dans l'histoire du Maroc, à partir du propos où le rophète (PS) dit: "Une partie de ma communauté, en Occident musulman, demeurera attachée à la religion authentique jusqu'au jour de la résurrection" (rapporté par Muslim)


Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux; louange à Dieu qui a honoré l'homme en le pourvoyant de la raison et de la conscience, a élu pour les fils d'Adam des prophètes et des messagers et n'a accordé Ses préférences qu'aux meilleurs. Nulle puissance que par Dieu et nulle borne à sa condescendance; grâce soit rendue au Très Haut, le Puissant, le Bienveillant et l'Omniscient qui sortit des reins de Ses créatures une bonne descendance. Dieu seul guide les
véridiques et les élève au haut rang de la bienfaisance. Grâce Lui soit rendue pour avoir fait des savants éclairés , les héritiers des prophètes, pour qu'ils guident les peuples par leur transcendance et ce que comportent leur cœur comme crainte de Dieu.

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Pour les soufis, le cheminement spirituel ne peut être l’œuvre d’un homme isolé voué à lui-même, car il s’expose à des dangers de toutes sortes dont il n’a ni connaissance ni même conscience. Le maître spirituel devient alors une condition nécessaire pour cheminer.

Dieu nous enseigne : « Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu et cherchez un moyen d’accès vers Lui ; et luttez sur Sa Voie, peut-être parviendrez-vous au succès ! » (s.5, v.35)
Ce verset nous parle du cheminement spirituel. Tout d’abord la parole « Craignez Dieu » pour signifier qu’au début du cheminement, l’aspirant doit effectuer un retour sur lui-même et constater les défauts qui sont en lui pour se repentir.

Lorsqu’on s’acquitte de quelques devoirs prescrits par l’islam et qu’on s’écarte au mieux de certaines de ses proscriptions, un sentiment du devoir accompli puis d’autosatisfaction risque de surgir depuis les profondeurs de l’ego. Un tel sentiment prend des dimensions particulièrement dangereuses lorsqu’il est soutenu par la possession de connaissances religieuses rudimentaires, mais, surestimées par leurs détenteurs ou par ceux, d’entre les croyants naïfs, qui les écoutent et ne cessent de rehausser leur notoriété à des niveaux qu’ils ne méritent guère.


La pratique de l’islam ne se limite pas à la connaissance du licite et de l’illicite et au respect du cadre qu’ils tracent. L’islam est également une pratique spirituelle qui alimente l’âme pour lui apporter les éléments nécessaires à la construction d’une éthique exemplaire.


A travers les enseignements qu’ils dispensaient, nos érudits savants établissaient un équilibre entre les domaines exotériques et ésotériques de l’Islam. Ils procuraient ainsi au commun des musulmans une spiritualité forte, encadrée par les connaissances jurisprudentielles nécessaires au devoir de cheminement vers Allah .


L’abandon de cet équilibre engendre l’apparition d’individus auxquels manquent les règles basiques inhérentes au comportement islamique, ceci malgré leur respect minutieux de la jurisprudence. Pourtant, le prophète Mohamed a clairement rappelé que l’objectif principal de sa mission était de promouvoir un comportement exemplaire : « je n’ai été envoyé que pour parachever la bonne éthique ».


Les exactions commises autrefois par les dissidents - Al khawârij - ou aujourd’hui par leurs héritiers, restent le meilleur exemple pour comprendre les effets d’une démarche idéologique boiteuse qui n’a pas su donner au spirituel la place qu’il mérite dans l’éducation islamique.


Pendant la révélation, le Coran ne manquait pas de blâmer les compagnons du Prophète à chaque fois que la dimension temporelle l’emportait sur le spirituel. Ce fut le cas lors du triomphe de Badr, quand les préoccupations se sont tournées essentiellement vers la répartition du butin jusqu’à ce qu’éclate une polémique. Mieux aurait fallu qu’ils tournent leurs visages vers Allah afin de Lui témoigner leur reconnaissance et leur gratitude pour le soutien qu’Il leur a accordé avant et pendant la bataille.


Ainsi la révélation est venue leur rappeler la définition d’un croyant tel qu’il doit être : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand le Nom de Dieu est évoqué ; ceux dont la foi augmente quand ses versets leur sont récités et qui, en tout, s’en remettent à Lui ; ceux qui sont assidus à la salat et qui donnent en aumône une partie des biens que Nous leur avons accordés. Les voilà, les véritables croyants auxquels une place de choix auprès de leur Seigneur sera réservée, ainsi qu’une rémission et une généreuse récompense » (Sourate 8 : Al Anfâl ; V2-4).


Le premier critère mentionné dans cette définition est celui du frémissement du cœur à l’évocation d’Allah.

On retrouve le même critère lorsque, dix ans après le début de la révélation, Allah réprimanda les croyants en leur disant : « Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru de remplir leurs cœurs d’humilité devant l’évocation de Dieu et ce qui a été descendu comme vérité. Ne doivent-ils pas éviter de suivre l’exemple de ceux qui avaient reçu le Livre avant eux et dont les cœurs se sont desséchés avec le temps, au point que beaucoup d’entre eux devinrent pervers » (Sourate 57 : Al Hadîd ; V16).


Le compagnon du prophète, Ibn Abbas, commentait ce verset en disant : « Dieu a trouvé une lenteur dans le cheminement des cœurs des compagnons dix ans après le début de la révélation ».
Le grand successeur Al Hassan Albasri commentait à son tour ce verset en disant : « Dieu a trouvé une lenteur dans le cheminement des cœurs des compagnons alors qu’ils font partie des humains les plus aimés par Lui ».


Si ce message coranique s’adressait à des croyants dont la foi, la piété et l’éthique n’ont pas d’égales, comment ne nous sentirions nous pas, aujourd’hui, concernés par cette réprimande ?


Nous sommes à une époque où l’évocation d’Allah, la lecture du Coran, les adorations rituelles et les exhortations spirituelles n’ont que peu d’effet sur nos cœurs. Ceux-ci sont devenus des réceptacles défaillants et desséchés par notre avidité dans la quête des moyens de jouissance éphémères. Ainsi, nos cœurs se trouvent souvent entachés par les péchés et l’inconscience au point de ne plus bénéficier des bienfaits de l’évocation d’Allah .


Lorsque Allah parle dans le Coran des négateurs du jour de la rétribution, Il nous dévoile la raison de leur égarement, celle-là même, qui risque de nous toucher un jour : l’endurcissement du coeur. Ainsi, Dieu dit : « [...] Pas du tout, mais leurs cœurs se sont couverts par ce qu’ils perpétraient. Qu'ils prennent garde ! En vérité ce jour-là - jour de la rétribution - un voile les empêchera de voir leur Seigneur » (Sourate 83 : Al Moutaffifin ; V 14-15).


Lorsque le Coran parle du cœur, il ne fait pas référence à cet organe de la circulation sanguine, mais il mentionne le siège des sentiments, des passions, de l’amour, du courage, de la générosité, des pensées intimes, …etc.


Lorsque le musulman ne prend pas soin de son coeur, lorsqu’il ne l’alimente pas continuellement avec des denrées spirituelles telles que la lecture du Coran, le rappel - addhikr - de Dieu, la méditation - attafakkour - sur la création …, la mort spirituelle devient imminente, le coeur devient cadenassé et la lumière de la foi s’éteint progressivement laissant le gouvernail à la passion qui ne peut mener qu’à la perte.

Une prise de conscience, à l’égard de ce danger, représente le premier pas dans une démarche constructive qui engage le croyant, corps et âme, dans une voie éducative spirituelle équilibrée. Telle est la seule entreprise capable de former un musulman dont le cœur est attendri et apte à réceptionner les gratifications divines.



Source : http://www.habous.gov.ma

 

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La première mention d’une fête en relation avec la naissance du Prophète (S) date du VIè siècle de l’Hégire. Les historiens rapportent qu’à cette époque à la Mecque, il était de coutume de visiter la maison du Prophète (S) chaque lundi du mois de Rabi‘ Al-Awwal, parce que Sayyiduna Muhammad est né un lundi.

 

Il incombe à tous les musulmans et à toutes créatures de se réjouir de la Naissance du Prophète (S) car  il est "une miséricorde pour les univers".

Un verset du Coran dit : «Allah et Ses anges bénissent le Prophète. Ô vous les croyants ! Priez pour lui et appelez sur lui le salut. » (Al-Ahzab s.33, v.56).

Allah nous recommande de prier sur le Prophète (S), et ce verset mentionne le pluriel, en assemblée. L’emploi du terme « Ô les croyants » sous-entend que celui qui ne prie pas sur le Prophète (S) n’est pas complètement croyant.

 

La célébration du Mawlid permet d’accroître notre amour pour le Prophète (S). Un verset du Coran ordonne au Prophète (S) de proclamer son importance : «Dis-leur: Si vous aimez Allah, suivez-moi et Allah vous aimera et vous pardonnera vos péchés. » (s.3, v.31).

 

 La célébration du Mawlid an-Nabawi,

 

Selon les biographes du Prophète (S), de son vivant il appréciait les poètes qui faisaient son éloge (Ex.: Ali, Fatima, Abou Bakr, al-Abbas etc…). De nombreux savants ont donné leur avis concernant les bienfaits du Mawlid : Dans une fatwa restée célèbre, l’imam Suyuti écrit : « Célébrer l’anniversaire de la Naissance du Prophète pour se réunir, réciter des passages du Coran, raconter les histoires concernant la naissance du Prophète et les signes qui l’ont accompagné, servir de la nourriture, est une bonne innovation et celui qui y participe recevra une récompense parce que cela implique de vénérer le degré du Prophète et d’exprimer de la joie pour son honorable naissance ». Cependant, certains pensent encore que la commémoration de la naissance du Prophète (S) est une innovation blâmable (bid‘a dâlla).